• Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • En mission pour l'ONU, Jean Ziegler s'est rendu en mai dernier à Lesbos, cette île grecque qui abrite le plus grand des cinq centres d'accueil de réfugiés en mer Égée. Sous la haute autorité de l'Union européenne, plus de 18 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits
    de l'homme. Le droit d'asile y est nié par l'impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l'alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d'immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s'entasser ; les droits de
    l'enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l'éducation. La honte de l'Europe.
    Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran. Ils évoquent ici leur long calvaire : la torture, l'extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turcs. Les responsables du camp disent leur point de vue, les militants des organisations humanitaires expliquent les obstacles qu'il leur faut lever au quotidien pour sauver des vies. Le dossier est accablant. Jean Ziegler s'indigne, alerte et exige.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation entre 2000 et 2008, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme jusqu'en 2019, Jean Ziegler est aujourd'hui conseiller du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il a publié de nombreux essais à succès, traduits en plusieurs langues, et notamment, au Seuil en 2018, Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu'elle en verra la fin).

  • Son camp, Jean Ziegler l'a choisi depuis longtemps. Son engagement est même l'oeuvre de toute une vie. À l'université de Genève d'abord, où il a formé des générations de sociologues à la pensée critique. À l'ONU ensuite, où il a travaillé sans relâche à l'éradication de la faim au nom de la dignité des peuples. Dans ses livres enfin, par lesquels il n'a cessé de dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde.À partir de ses expériences de terrain et de son travail critique, Jean Ziegler a constitué le trésor de guerre que voici, présenté dans une édition entièrement refondue, plus de trente ans après la première. Comment penser le monde et le transformer ? Quels sont les outils analytiques à notre disposition pour y parvenir ?Choisir son camp, oui. Parce qu'il est grand temps de retourner les fusils.Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, aujourd'hui vice-prédident du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler est professeur émérite de sociologie à l'université de Genève. Il a récemment publié Destruction massive. Géopolitique de la faim (Seuil, 2012, « Points Documents », 2014).

  • Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d´autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l´agriculture mondiale d´aujourd´hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d´êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d´abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l´ONU, ouvre le livre. Il s´agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l´échec des formidables moyens mis en oeuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d´identifier les ennemis du droit à l´alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l´oppression un nom, et les mécanismes à l´oeuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l´espoir est là, qui s´incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l´alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l´Homme.

  • De plus en plus rares sont les virulents contempteurs du capitalisme et du libéralisme contemporains. Leur voix n'est pas éteinte, mais elle est muselée, sinon discréditée au moins contestée par la suprématie que ce double modèle idéologique et économique exerce désormais, sous des formes certes disparates, sur la quasi-totalité du globe... et dans la quasi-totalité des consciences. Jean Ziegler est de ces opiniâtres résistants au capitalisme. Sa confrontation intellectuelle et physique, scientifique et émotionnelle, à la véracité de l'extrême pauvreté, au cynisme des mécanismes diplomatiques, aux obscurantismes multiformes, à l'étranglement des droits humains élémentaires, au dépérissement des utopies, lui confère d'être un observateur unique de l'état humain du monde.

    Jean Ziegler est un homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il analyse notamment cette question. Il est vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009.

  • Les vivants et la mort Rien ne détermine plus profondément une civilisation que la place qu'elle fait à la mort. Les Noirs du Brésil vénèrent et intègrent la mort : les rites consolateurs du Candomblé relient les vivants aux disparus. Notre société capitaliste marchande par contre refoule la mort et nie le statut des défunts. Dès lors la mort resurgit en névrose, en folie, l'homme privé de finitude cesse d'être le sujet actif de son histoire. Car c'est la mort qui permet la naissance, transforme la vie en histoire consciente, c'est la mort qui instaure la liberté. Libérer la mort et la réintégrer au devenir social, cette revendication grandit, et fera plus que toute autre changer notre vie. Jean Ziegler Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Seigneurs du crime, Les Nouveaux Maîtres du monde, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique.

  • " D'abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous,
    puis ils vous combattent, enfin vous gagnez. "
    Mahatma Gandhi
    Depuis quinze ans, Jean Ziegler consacre toutes ses forces au combat en faveur des damnés de la terre au sein de l'Organisation des Nations unies.
    Successivement Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme, il n'a cessé de se battre, dans le cadre de ses nombreuses missions, contre la faim et la malnutrition, en faveur des droits de l'homme et de la paix. Combats prométhéens ponctués de grands succès... mais aussi d'échecs.
    Ce sont ces moments qu'il relate ici, au plus près du terrain, des manœuvres de coulisses, de l'action délétère des prédateurs du capitalisme financier mondialisé, soucieux avant tout de maximiser leurs profits.
    De défaite en victoire, le témoin implacable du jeu sordide des puissants de ce monde s'interroge : comment aller plus loin, comment faire en sorte que l'utopie qu'avaient conçue Roosevelt et Churchill, cette organisation susceptible de réguler les conflits internationaux et d'assurer le minimum vital aux peuples du monde, renaisse de l'état de paralysie dans lequel elle est tombée ?
    Et c'est finalement un message d'espérance que livre le combattant de toujours au terme d'un récit vibrant et engagé.
    Jean Ziegler a notamment publié Les Nouveaux Maîtres du monde (2002), L'Empire de la honte (2005), La Haine de l'Occident (2008) et Destruction massive (2011).

  • De rares sociétés africaines ont échappé - partiellement - à la destruction coloniale et impérialiste. Elles ont conservé une conception de l'homme que les sociétés capitalistes marchandes d'Occident (et d'Orient) ont anéantie : familles et communautés, pouvoirs autogérés, propriété commune du sol, cosmogonies maîtrisant la vie et la mort, rendant justice du passage des hommes sur la terre. N'est-ce pas cette conception de l'homme communautaire, fraternel, qui guide depuis tout temps la théorie et la pratique des révolutionnaires ? Jean Ziegler dresse un inventaire de ces significations et valeurs utiles à la lutte de classe, au combat anti-impérialiste, à notre espoir. Une leçon à laquelle tous les peuples du monde ont à gagner. Jean Ziegler : Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Vivants et la Mort, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique.

  • Sur la terre, aucune liberté ne s'obtient sans souffrance et sang versé. Là réside une des lois les plus constantes de l'histoire humaine. Mais aucune liberté ne se gagne sans amour agissant, sans une solidarité profonde entre les peuples. Ce livre tente

  • Il y abeau temps que l'Afrique est mal partie. Juqu'à une période récente , les ultimes soubresauts de la décolonisation, les péripéties sanglantes ou feutrées des mainmises néo-coloniales, les affrontements intertribaux, les tyrannies néroniennes et les

  • "Si vous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui. Il y a sûrement de l'argent à gagner" (Voltaire)."Neutres dans les grandes révolutions des Etats qui les environnaient, les Suisses s'enrichirent des malheurs d'autrui et fondèrent une banque sur les calamités humaines" (Chateaubriand).A quoi Jean Ziegler - né en Suisse, sociologue, spécialiste du Tiers-Monde - ajoute aujourd'hui ce livre-réquisitoire sur la Suisse contemporaine, sa face cachée, son "impérialisme secondaire" dans les pays en voie de développement, les rouages de son gouvernement visible et ceux du pouvoir réel qu'il dissimule, son rôle de receleur des capitaux en fuite, de plaque-tournante de l'activité des sociétés multinationales, grâce aux "admirables" institutions que constituent le secret bancaire et le compte à numéro - le tout voilé dans les plis du drapeau de la Croix-Rouge et couvert par un discours de neutralité et de paix qui fait passer les Seigneurs de la banque de Genève ou Zürich pour de pieux et inoffensifs philanthropes. A propos : combien d'enfants morts de faim en Amérique latine là où les trusts alimentaires ont implanté leurs monopoles ? Combien de tentatives d'étranglement économique de gouvernements populaires, du fait de la volonté discrète de quelque banques suisses ? Combien de tués par an par l'industrie de mort ou les invisibles rapines de la très-neutre et bien-pensante Confédération helvétique ?

  • 300 à 500 milliards de dollars, tel est le montant estimé des profits réalisés chaque année sur le marché mondial de la drogue.Principal receleur de l'argent de la mort : le système bancaire suisse, qui n'a pas son pareil pour accueillir et recycler les capitaux internationaux à l'abri des regards indiscrets.Quatorze ans après la publication d'Une Suisse au-dessus de tout soupçon, violent réquisitoire contre l'hypocrisie du secret bancaire et du compte à numéro, Jean Ziegler démonte un à un les rouages du recyclage international de l'argent sale, dont Zurich est aujourd'hui la capitale. A travers des exemples précis, il montre ainsi que des multinationales du crime, disposant de réseaux commerciaux bien implantés, de laboratoires modernes, de milices entraînées par des professionnels, d'établissements bancaires fort accueillants, ont pénétré l'appareil d'Etat lui-même, et juissent, dans "l'Emirat helvétique", d'une protection efficace de la part de certains responsables politiques et judiciaires.En faisant la lumière sur l'organisation des réseaux de la mort, en nommant les responsables et leurs complices, ce livre veut contribuer à l'anéantissement d'une puissance meurtrière qui, à Zurich comme à Medellin, concurrence aujourd'hui le pouvoir des Etats.Jean Ziegler. Professeur de sociologie à l'université et à l'Institut d'études du développement de Genève. Conseiller national (député) au parlement de la Confédération. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers monde.

  • De plus en plus souvent dans l'hémishère Sud les conflits armés, révoltes, contradictions sont d'essence culturelle. Le choc de la modernité - celle de la rationalité marchande et technicienne ou celle de la révolution matérialiste - ébranle en profondeur des sociétés traditionnelles hier encore cohérentes. Et celles-ci résistent plus farouchement qu'on aurait pu l'imaginer. Elles se savent porteuses d'une cohérence, d'une chaleur, d'un sens que nous avons, le plus souvent, perdus. D'où la violence de leur refus et l'échec répété des modernisateurs.Au Nicaragua, la raison révolutionnaire des sandinistes échoue devant la raison autonome des Misquitos, barricadés dans leur spécificité. A Cuba, le castrisme d'origine hispanique et blanche n'a pas vraiment su intégrer la culture "nègre" pourtant majoritaire, mais entachée du soupçon d'opposer un frein au progrès. En Ethiopie ou dans les Républiques musulmanes d'URSS, la logique du socialisme scientifique se heurte à la même résistance culturelle. Au Burkina-Faso ou dans les îles du Cap-Vert, conscients des embûches de l'unilinéarisme des modèles de "développement" et sans doute favorisés de ce point de vue par la pauvreté des ressources de leur pays et leur manque d'attrait aux yeux des nouveaux colonialistes, les dirigeants cherchetn à fonder leur politique sur les valeurs ancestrales qui ont permis à leur peuple de survivre et de créer des sociétés originales.Apparemment pourtant, presque partout, un contradiction profonde et grave oppose le désir de déracinement, de la dilution de toute identité culturelle. Et c'est sans doute ce type de contradiction - culturelle plus qu'économique - qui dominera l'histoire de l'hémisphère Sud dans les années à venir.Sur cette question, Jean Ziegler, spécialiste et homme de terrain, propose ici tout à la fois un grand reportage sociologique et un essai flamboyant.

  • Un monstre hante la nuit du monde : la raison d'Etat devenue loi suprême des hommes et des nations. Les hommes d'Etat l'invoquent aujourd'hui avec arrogance pour justifier leur pratique. Fait radicalement nouveau pour l'Europe : nous entrons dans l'ère du consensus, de la surdétermination librement acceptée de nos volontés collectives par les lois de la Realpolitik qui prétendument nous surpassent. Du XIXe au milieu du XXe siècle, l'adversaire le plus déterminé de la raison d'Etat fut le mouvement socialiste et ouvrier international. Nous assistons impuissants à sa dégénérescence. L'espérance de Mai 1981 ressemble à un miroir brisé : la raison d'Etat a instrumentalisé les socialistes. En Afrique, l'empire néo-colonial français est plus assuré que jamais. La France socialiste est devenue la troisième marchand d'armes du monde. La mensongère idéologie des droits de l'homme masque une politique étrangère tout entière dominée par la Realpolitik. Ce livre explore les conditions concrètes dans lesquelles ce délabrement, cette effroyable fracture ont pu se produire. Il est né de la colère. De l'échec. Il constitue une autocritique. "Les livres d'aujourd'hui sont les actes de demain", dit Thomas Mann. Contre l'ordre meurtrier des Etats, ce livre doit aider à la naissance d'une nouvelle raison solidaire. Jean Ziegler

  • Aidez votre animal à vivre plus longtemps et en meilleure santé Des millions de chiens et de chats sont nourris aux croquettes et aux pâtés industriels. Une aubaine pour les fabricants... mais une catastrophe pour la santé des animaux. La vétérinaire Jutta Ziegler s'est penchée sur la composition des croquettes. Son verdict : formulation inadaptée, ingrédients de mauvaise qualité, les croquettes sont en grande partie responsables de la _ ambée du diabète, du surpoids, des maladies rénales, des allergies... observée chez les animaux de compagnie, mais aussi et surtout de la diminution de leur durée de vie. Elle pointe au passage la dégradation de la qualité des soins vétérinaires sous l'effet de la course au pro_ t : vaccinations inutiles, recours excessif aux antibiotiques et à la cortisone... Des traitements nocifs qui fragilisent les animaux et augmentent leur risque de maladie. À partir de cas cliniques et avec une bonne dose d'humour, l'auteur explique comment repérer et remettre en question les régimes et les soins vétérinaires qui ne se justifent pas. Vous saurez : o Comment donner à votre animal une alimentation « naturelle » qui respecte ses besoins nutritionnels et lui permettra de vivre longtemps en bonne santé o Quels sont les vaccins vraiment indispensables et ceux qui sont inutiles o Comment distinguer, dès la salle d'attente, un vétérinaire qui se préoccupe davantage de la santé des animaux que de son porte-monnaie

  • Consacré par trois prix dont la Palme d'or au Festival de Cannes en 1991, Barton Fink, quatrième film des frères Coen, inscrit son propos dans une filiation multiple : film de cinéma sur le cinéma, dans le prolongement de Boulevard du crépuscule de Billy Wilder ; film de cinéma sur le théâtre et le jeu de masques qu'est la vie, dans le prolongement de Persona d'Ingmar Bergman ; film sur la folie, dans le prolongement des premières oeuvres de Roman Polanski, comme le toujours moderne Cul-de-sac ; film surréaliste sur le monde des rêves, dans le prolongement du mythique Pandora d'Albert Lewin. Davantage que la simple somme de ces chefs-d'oeuvre consacrés, la valeur ajoutée de Barton Fink tient à son ton unique, sa capacité à couvrir de rire les situations les plus désespérées, à faire de l'art sans se prendre au sérieux ni céder aux facilités du cynisme. Ambition shakespearienne, entre grandeur tragique et bouffonnerie débridée, qui consacre, aujourd'hui encore, Barton Fink comme l'oeuvre majeure de ses deux réalisateurs.

    Damien Ziegler, docteur en études cinématographiques, auteur de multiples ouvrages sur l'art et le cinéma, poursuit ici sa réflexion débutée avec "Intelligence artificielle" de Steven Spielberg, ou l'adieu à la mélancolie. Comme le chef-d'oeuvre de Spielberg, Barton Fink renouvelle le regard porté par le cinéma moderne sur le monde en s'attachant à l'espoir plutôt qu'à la mélancolie, et consacre le triomphe de la raison créatrice sur les ténèbres de la folie.

  • Ce Dictionnaire de citations pas comme les autres est le fruit du travail de deux enseignants, tous deux passionnés de littérature... et souvent en quête de sujets de réflexion à proposer à leurs élèves. Un peu collectionneurs et grands dévoreurs de chose écrite par ailleurs, ils ont pris l'habitude de noter petites phrases ou grandes pensées au hasard de leurs lectures. Ce livre est le résultat de ce travail qui s'est étendu sur plus de quinze années. Plus de deux mille citations donc, en un recueil bien entendu subjectif dans ses choix, puisqu'il reflète les lectures et les goûts de ceux qui l'ont conçu. Dictionnaire résolument actuel également. En effet, à quelques rares exceptions près, il ne cite que des auteurs récents (c'est-à-dire nés au coeur du XX e siècle), tout en accordant autant d'intérêt à ce qu'ils ont pu dire ou écrire dans la presse qu'à leurs oeuvres proprement dites.


  • Docteur en études cinématographiques, spécialiste du cinéma américain, Damien Ziegler poursuit une oeuvre d'essayiste consacrée plus particulièrement au thème de la représentation du paysage dans l'art. Ce Dictionnaire Terrence Malick est son troisième ouvrage, après La Nuit du chasseur, une esthétique cinématographique, et La Représentation du paysage au cinéma. Il collabore habituellement aux revues Cinémaction et Éclipses.

    Le présent dictionnaire explore l'oeuvre du réalisateur-philosophe Terrence Malick à travers la présentation et l'analyse de l'ensemble de ses oeuvres, ses thèmes de prédilection, ses collaborateurs (acteurs, directeurs de la photographie, compositeurs, monteurs, producteurs), ainsi que les artistes et auteurs qui constituent pour lui une source majeure d'inspiration. Il vise à éclairer sous toutes ses facettes le questionnement mené par Malick depuis le début de son oeuvre sur la place de l'homme dans l'univers, les liens entre nature et culture, ainsi que l'amour sous toutes ses formes.

    Cette nouvelle version inclut le nouveau film de Terrence Malick : Une vie cachée.

  • A.I. Intelligence artificielle, ou L'adieu à la mélancolie est une analyse approfondie du film que Steven Spielberg a réalisé à l'orée des années 2000 à partir d'un ancien projet de son ami Stanley Kubrick. Les angoisses les plus contemporaines, avec le remplacement dans un avenir pas nécessairement lointain de l'humanité par des entités synthétiques, y sont écartées au profit d'une peinture saisissante et apaisée de la fin des temps. L'essai met en valeur le propos audacieux d'une oeuvre qui s'affranchit des traditionnelles visions d'apocalypse, et privilégie la sérénité à la mélancolie.

    Docteur en études cinématographiques, Damien Ziegler poursuit une oeuvre d'essayiste avec comme dernières parutions Traité du paysage moderne, Dictionnaire Terrence Malick, et Barton Fink. Le Rêve de feu des frères Coen.


  • Quelles sont les bonnes pratiques à suivre pour préserver la santé de mon chat ou de mon chien ?

    Les croquettes et les pâtés en boîtes sont-ils les meilleures solutions ?
    En quoi consiste une alimentation correcte ?
    Mon animal a des tiques, des vers, des puces : que dois-je faire ?
    Les vaccins sont-ils indispensables ?
    Quelles sont les meilleures thérapies pour soigner le diabète, les maladies de foie, les allergies, les tumeurs ?
    Dois-je nécessairement faire stériliser mon chien ou mon chat ?
    Voilà quelques-unes des questions que se posent ceux qui vivent avec un chien ou un chat. La vétérinaire homéopathe Jutta Ziegler vous apporte toutes les réponses dans ce véritable manuel complet sur la santé naturelle de nos amis les animaux.
    Chaque chapitre de cet ouvrage extraordinaire est consacré à un sujet spécifique :

    du stress et de la pollution électromagnétique à l'alimentation,
    des bases de la santé naturelle au diagnostic,
    des vitamines au métabolisme,
    de l'homéopathie aux autres thérapies naturelles,
    des pathologies de l'estomac et du foie au diabète,
    des problèmes cardiaques aux maladies des reins et de la vessie,
    des inflammations des oreilles et des yeux aux allergies,
    des tumeurs aux problèmes de thyroïde.

    D'autres sujets importants sont également traités : les vaccins, le vermifuge, les parasites et la stérilisation.
    C'est un livre indispensable pour les vétérinaires et pour toutes les personnes qui vivent avec des chiens et des chats.
    ****
    Mensonge sur la santé naturelle de nos animaux !

  • « On avait volé mon vélo et la nuit tombait. Je marchais très vite, la tête baissée, enfoncée jusqu'aux yeux dans le col de mon manteau. Il gelait à vous fendre les os. Il y avait une lame de rasoir par terre, c'était la deuxième que je voyais ce soir-là, et ça ressemblait à une sorte de mauvais présage. Auparavant, j'avais trouvé un nez de clown écrasé, que des rafales de vent faisaient avancer devant moi comme une petite bestiole rouge et folle. J'ai essayé de faire le rapprochement entre cet accessoire grotesque et les lames de rasoir, lorsqu'une voiture qui longeait le trottoir s'est arrêtée à ma hauteur. Elle était couverte de neige. La vitre du conducteur s'est baissée, dévoilant une énorme tête chauve et moustachue, dont les yeux luisants me fixaient avec insistance. J'ai fait semblant de ne pas l'avoir remarquée, et j'ai poursuivi mon chemin en accélérant un peu l'allure. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Entre eux, il n'y aurait pas eu la place pour glisser même le moindre mot. Jusqu'à leurs souffles, tout fut silencieux, un désert aveugle, sans pierre ni sable, de la minceur d'un doigt scellant les lèvres. Et si le pourtour de leurs bouches un instant avait tremblé, ce fut peut-être que chacun, se tenant pour abandonné, s'était adressé à lui-même en une plainte. » Dans ce court roman chatoyant d'images, le narrateur offre un chant d'amour à un personnage fascinant.

  • Le présent livre constitue une première mondiale : pour la première fois un intellectuel occidental, non communiste, confronte ses analyses avec un intellectuel soviétique. Avec son franc-parler habituel, le sociologue Jean Ziegler affronte un membre de la haute nomenklatura. Le résultat ? Un livre véhément, vivant, plein d'informations inattendues sur le cynisme des États, le surarmement nucléaire, la tragédie du tiers monde, la responsabilité et les moyens d'action des citoyens face aux grandes puissances irresponsables. Autre nouveauté : le livre est publié en même temps en Union soviétique et dans les principaux pays occidentaux.

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