Médias / Publicité / Internet

  • « Abandonner le dessin de presse qui gratte où ça dérange, c'est abandonner aux tristes passions le rire de raison. »
    Xavier Gorce

    Le 19 janvier 2021, quelques heures après la publication dans « Le Brief du Monde » d'un dessin de Xavier Gorce de la série « Les Indégivrables », la rédaction du « Monde » exprimait publiquement ses excuses auprès des abonnés que ce dessin aurait pu heurter ; il aurait pu être compris « comme une relativisation de la gravité des faits d'inceste, en des termes déplacés vis-à-vis des victimes et des personnes transgenres ». Xavier Gorce décida de cesser sa collaboration avec le journal, débutée en 2002.

    Estimant que ces excuses, et les raisons qui les ont motivées, constituent une nouvelle manifestation de dangereux glissements de notre société, Xavier Gorce prend, dans cet essai vif, argumenté et illustré, la défense d'un dessin de presse incisif et ironique, où l'humour s'affirme comme l'une des figures de la raison - réponse distanciée à l'indignation émotionnelle et aux particularismes d'exclusion ou d'assignation.

  • La désinformation, devenue notre quotidien, pénètre partout et exerce une emprise croissante sur les esprits.  Pourtant, la combattre est possible. Pour mener la lutte, il faut d'abord connaître l'ennemi, comprendre le fonctionnement de la fabrique du mensonge, les mécanismes de la montée aux extrêmes, les mutations du paysage de l'information sur lesquelles prospère le faux.  La riposte, elle, a plusieurs visages : responsabilisation des plateformes sur les contenus qu'elles diffusent, démonétisation de la désinformation, correction des effets pervers des algorithmes, intensification du fact-checking, travail d'investigation sur les réseaux et les stratégies de désinformation, défense et promotion d'une information de qualité accessible à tous, renforcement des moyens de lutte contre la haine en ligne. Fabrice Fries apporte ici le regard du praticien. Il dirige en effet l'Agence France-Presse, aujourd'hui reconnue comme le média qui dans le monde est le plus engagé dans la lutte contre la désinformation. Observateur privilégié de ce mal du siècle, il ne s'arrête pas au constat mais propose une stratégie de combat.  

  • Netflix a provoqué une véritable révolution dans l'univers de l'entertainment. Présente dans cent quatre-vingt-dix pays, rassemblant des centaines de millions de clients, dont sept millions en France, pesant plus de 200 milliards de dollars, elle est devenue un monstre qui fascine autant qu'elle effraie le monde de l'audiovisuel, producteurs et chaînes confondus. Reed Hastings a d'abord fondé en 1997 une entreprise qui a un service en ligne de location et d'achat de DVD livrés à domicile. Comprenant, en avance sur tous, les conséquences de la révolution numérique, il va s'adapter à toute vitesse, rejeter toutes les règles et élaborer sa propre doctrine du changement et du management basée sur la liberté et la responsabilité. Chez Netflix, la qualité des employés a plus d'importance que celles des procédures, l'innovation prime sur l'efficacité ; il n'y a pas de limites pour les congés et les notes de frais ; on attend la sincérité absolue plutôt que l'esquive ; on est payé bien au-dessus du marché tant que la créativité et les performances sont là. Tout en racontant l'histoire de cette société hors du commun, en donnant la parole à beaucoup de ceux qui y ont participé et vécu les erreurs et les fulgurances, c'est toute la vie quotidienne, la philosophie et l'expérience d'une entreprise unique qui a su créer son propre modèle révolutionnaire. Reed Hastings a choisi de développer ses idées d'une façon très originale : un dialogue souvent contradictoire entre lui et Erin Meyer.
    Reed Hastings est le cofondateur et le P.D-G. de Netflix. Erin Meyer est professeur à l'INSEAD. Elle a été sélectionnée parmi les cinquante penseurs les plus importants du monde dans le domaine du business et de l'économie. Elle vit à Paris et parle français.
    Erin Meyer est professeur à l'INSEAD. Elle a été sélectionnée parmi les cinquante penseurs les plus importants du monde dans le domaine du business et de l'économie. Elle vit à Paris et parle français.

  • « Journaliste depuis trente ans au Figaro, j'ai croisé, au fil des ans, à ce poste d'observation de premier plan, bien des "monstres". Des beaux et des laids. Des petits et des grands. Des femmes et des hommes. Des monstres évidents et des monstres charmants et virevoltants, cachant bien leur jeu. Certains bien plus fragiles qu'ils en avaient l'air, presque vulnérables ; d'autres bien plus "monstrueux" que leur réserve ou leur apparente bonhomie ne le laissait présager. Tous monstres parce que plus "grands", plus volontaires, et toujours en quête de lumière. De reconnaissance, d'un amour renouvelé, de postérité, voire d'éternité, même, pour certains, soucieux de laisser une trace dans l'histoire.

    Tenter de mettre au jour si ce n'est le "vrai visage", en tout cas un autre visage, une forme de vérité de l'instant derrière l'apparence, la quête narcissique, les images retouchées qui construisent des espèces de marionnettes médiatiques. Essayer de cerner les failles, notamment celles de l'enfance si souvent éclairantes. Mettre en lumière les stratégies pour s'affranchir de filiations pesantes, d'histoires familiales compliquées ou de conventions sociales contraignantes. Voilà ce qui m'a motivée dans cette espèce d'attirance que j'ai toujours eue pour des personnages qui sortaient du commun. »

  • Contre Amazon

    Jorge Carrion


    En remontant aux racines d'Amazon, en s'intéressant au point de vue du lecteur, de l'éditeur, du travailleur, sept bonnes raisons d'être contre Amazon.

    Romancier et critique espagnol, Jorge Carrión est un spécialiste mondial des librairies, auxquelles il a consacré une monographie, Librairies, Itinéraire d'une passion (Seuil, 2016). Directeur du master en création littéraire de Barcelone, et de la revue Quimera, il a vécu en Argentine et aux Etats-Unis. Ce texte a été diffusé en avant-première aux Rencontres nationales de la Librairie, en partenariat avec le SLF, le 1er juillet à Marseille.

  • Tout le monde connaît Loana, la blonde de Loft Story (2001). On en sait moins sur Loana Petrucciani, battue et humiliée par son père, victime de violences conjugales répétées, outil médiatique aux mains de producteurs opportunistes et sans scrupules. Cette femme-objet a fait les choux gras de toutes les presses - y compris des plus sérieuses - au prix d'une profonde souffrance. En moins de vingt ans, la star éphémère a multiplié les tentatives de come-back et de suicide, sombré dans la dépression, succombé à toutes les addictions. Aujourd'hui, à plus de quarante ans, elle suscite au mieux l'indifférence, au pire la moquerie. Mais que lui vaut ce rejet qui confine parfois à la haine ?

    C'est la question à laquelle Paul Sanfourche nous invite à réfléchir, dans une enquête très éloignée des reportages people. Pour comprendre le mépris dont la jeune Niçoise issue des milieux populaires est la cible, le journaliste croise les témoignages (proches, psychologues, médecins et producteurs) et les recherches contemporaines sur le féminisme. Son étude, édifiante, atteste d'un sexisme ordinaire encore très présent dans nos médias. Loana, qui a vu passer la vague #MeToo de loin, pourrait bien en être la parfaite victime. Un travail plein d'humanité et nécessaire si l'on veut comprendre les ressorts patriarcaux au-delà du petit écran.

    Journaliste, auteur et réalisateur, Paul Sanfourche a trente-cinq ans. Après avoir travaillé pour la rédaction d'Envoyé Spécial (France 2), il se consacre désormais à l'écriture.

  • Ce livre est un condensé des meilleures chroniques « Grenades » de Safia Kessas diffusées sur La Première. Les thèmes qui y sont abordés avec un ton décalé, parfois acide mais jamais méchant touchent aux féminismes et aux diversités. De metoo au Black Live matters, Safia brosse de façon incisive et malicieuse un fait d'actualité marquant.

    Qu'est-ce que la masculinité toxiques ?
    Savez-vous que les sorcières existent vraiment ?
    Pourquoi le mot féminicide est-il entré dans le vocabulaire ?
    Qu'y a-t-il derrière les injonctions aux régimes et à la beauté qui pèsent sur les femmes ?
    Que sont le victim blaming, le mansplaining ou le manterrupting ?

    Toutes ces questions et bien d'autres sont réunies dans cet ouvrage qui, au-delà des textes savoureux, a pour ambition de proposer des pistes de réflexion. Chaque chronique est en effet agrémentée d'une analyse et d'éventuelles ressources pour aller plus loin et mieux comprendre les changements sociétaux qui nous entourent.
    Dans sa chronique La Grenade diffusée sur La Première, Safia Kessas aborde les thèmes liés aux féminismes et aux diversités sur un ton humoristique, parfois acide, souvent incisif, mais jamais méchant.
    Ces chroniques sont illustrées avec beaucoup de grâce et de moder- nité par Leyla Cabaux.
    La grenade de multiples vertus. Elle est bonne pour la santé et vous est conseillée sans modération.

  • Sex and the series

    Iris Brey

    Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes.
    En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le " regard masculin " est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ?
    Érudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.

  • Le 23 avril 2003, Raymond Depardon présentait librement, pour les membres du Collège iconique de l'INA, les fils entremêlés de son enfance, de son « errance » et de son oeuvre. Le présent ouvrage reproduit cette parole vive qui, aux questions posées, répond par des souvenirs qui sont autant de problèmes à travailler. « Depardon crée des images fortes », analyse dans sa préface François Soulages, qui présida la séance : fortes d'un rapport singulier à l'espace, au temps et à l'écrit. Fortes, aussi, de l'audience formidable que leur ont donnée les médias, comme le montre la cartographie inédite de la présence de cette oeuvre multiforme -- du film documentaire au spot publicitaire -- à la radio et à la télévision.
    En contrepoint de cette lumière et de ce bruit médiatiques, le Collège iconique propose un lieu de parole plus intime, une autre manière pour Raymond Depardon d'exposer son travail « avec/sur » les images. Un travail dont François Soulages éclaire ici la richesse : « Ses livres, ses films et ses expositions sont des créations autonomes et nouvelles ; ce ne sont donc jamais des recueils d'images ou d'écrits, encore moins des agrégats d'images et d'écrits, mais toujours des oeuvres totales et originaires, faites à partir de la rencontre étrange des images et des mots, des images et des sons. C'est sa réponse au mystère du réel. »

  • Ève a mis le monde de la mode en feu!RuPaulÉgérie de Jean-Paul Gaultier, Ève Salvail, l'icône de beauté à la tête rasée et tatouée, a défilé pour de prestigieux créateurs de mode, dont Versace, Lacroix, Lagerfeld et Mugler, fait la une de grands magazines, de même que des apparitions remarquées au cinéma.J'ai tout de suite compris, en voyant Ève la première fois, qu'elle allait réinventer le style des mannequins de cette époque.Cindy CrawfordDès ses premiers pas sur les podiums, elle a su se distinguer par son anticonformisme et son originalité. Dans Sois toi et t'es belle, Ève nous entraîne à sa suite dans l'univers outrancier et féroce de la haute couture, peuplé bien sûr de célébrités, où s'imposent successivement la petite fille de Matane, la punk, la drag queen, celle qui sait être belle et se taire et l'adulte en quête d'authenticité.Ève est arrivée dans le paysage non pas comme une bombe, mais avec la douceur acérée de la modernité, une petite fée certes, mais sans mièvrerie. [...] Une allure juste, une complexité, celle de l'époque, qu'elle contient dans ses astres, une attitude à la fois mordante et fière, attentionnée et curieuse.Christian LacroixParsemé de ses illustrations à la fois tourmentées et lumineuses, ce livre réunit les moments marquants de la vie d'une top model, qui a appris à la dure à demeurer elle-même et à ne laisser personne museler ses rêves.

  • Série de tous les records, Game of Thrones met en scène un Moyen Âge à la fois fictif et largement inspiré de faits et de personnages historiques, de thématiques politiques, sociales ou religieuses bien réelles. Ce Moyen Âge imaginaire, sombre et tragique, véritable envers de la civilisation, est bien éloigné de la réalité historique qu'étudient les médiévistes. Car la série ne décrit pas tant le Moyen Âge lui-même que la façon dont nous imaginons aujourd'hui cette période, en lien avec nos fantasmes, nos craintes et nos désirs les plus actuels. C'est ce rapport à l'histoire, à ce que nous pensons être la marche de l'histoire, les passions qui la nourrissent, les pulsions secrètes qui la motivent, hier comme aujourd'hui, que ce livre tente de mettre au jour. Le Moyen Âge apparaît alors comme l'envers effrayant et fantasmé de la civilisation, la face sombre de l'histoire.

  • Alors que les menaces et les violences à l'égard des journalistes se sont multipliées en marge du mouvement des gilets jaunes, cet ouvrage arrive à point nommé pour expliquer que les pistes de réconciliation passent par un travail commun mené par les journalistes et le public. En dressant des pistes de solutions illustrées de nombreux exemples, Anne-Sophie Novel part du principe que bien s'informer aujourd'hui devient aussi nécessaire que bien manger il y a vingt ans. Elle prouve qu'il est possible de tracer de nouveaux chemins de faire, et de mieux participer ainsi au débat de société.
    Par la réalisatrice du film Les médias, le monde et moi sorti au cinéma en mars 2019 dont l'UNESCO est partenaire.

  • Game of Thrones meilleur prof de mythologie ?
    - un livre pour les fans de la série aux millions de spectateurs
    - une approche inédite et intelligente
    - une parution qui accompagne la très attendue saison 8
    Redécouvrez votre saga préférée à travers la mythologie

    George R. R. Martin s'est inspiré des plus grands mythes pour composer la toile de fond de son roman incontournable adulé dans le monde entier. L'univers de
    Game of Thrones est rempli de références mythologiques : des hommes ressuscités par on ne sait quel mystère, des personnages qui ne meurent pas dans le feu ou qui sont capables de changer d'apparence, des dragons, des loups-garous et des hordes de morts-vivants congelés jusqu'à l'os... Que serait Daenerys sans ses dragons ? Qui s'intéresserait à la Garde de Nuit s'il n'y avait pas d'étranges Marcheurs blancs de l'autre côté du Mur ? Et Mélisandre, d'où sort-elle au bout du compte ?

    Dans
    Game of Thrones, les références aux mythologies grecque et romaine (mais aussi nordiques, anglo-saxonnes et arthuriennes) sont légion. Tout autant que les clins d'œil aux religions et croyances païennes qui donnent cette dimension unique à cette saga que nous adorons tous !

    Gwendal Fossois vous invite ici à (re)découvrir l'univers mythologique de
    Game of Thrones. Vous n'êtes pas au bout de vos surprises...

  • Les «fakes» (infox, fausses nouvelles), théories du complot, intoxications en ligne ou faits alternatifs, révélations imaginaires..., tous mobilisent des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, les ONG, dans les gouvernements plus les grands du Net. Cette vague de faux est censée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump...). Pour certains, elle annonce une ère de la «post-vérité» où les masses deviendraient indifférentes aux faits vérifiés. Pendant l'épidémie de coronavirus, Chine et USA se livrent une guerre de l'information pour une influence mondiale.
    Chacun peut-il choisir la version de la réalité qui renforce ses préjugés? Les communautés vont-elles s'isoler dans leurs univers imaginaires? Au détriment de la vérité commune et de la démocratie?
    Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage la fausse croyance. Prolongeant ses travaux sur la désinformation, l'auteur montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques. Il analyse la coupure entre des élites convaincues que seuls les manipulés ou les délirants doutent de réalités évidentes et, d'autre part, des populations devenues insensibles au pouvoir des médias classiques ou au discours venu d'en haut.
    Le livre pose la question de l'impuissance à maintenir un consensus sur le réel. Mais il analyse aussi le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux. Un monde où chacun croit ce qui lui plaît ou une crise de confiance dans les anciennes sources d'autorité ?

  • Le best-of des idées pour 2020 !


    Les meilleurs articles des grands penseurs de notre temps parus dans la presse internationale, sélectionnés et présentés par la rédaction de Philosophie magazine.


    Quelles sont les grandes transformations de notre temps? Quels penseurs permettent de les saisir? Dans quels textes ont-ils formulé leurs visions du monde?




    Rédigés par des philosophes, des écrivains et des historiens pour éclairer à chaque fois une question précise de notre temps, ces textes permettent de dresser un véritable panorama des idées contemporaines.

  • Vingtième saison pour La Story sur Nostalgie. Vingt saisons que Brice Depasse nous emmène dans les rues de Londres, les théâtres parisiens, les studios hollywoodiens, les arrière-salles bruxelloises pour nous raconter la grande histoire de la chanson et du cinéma.

    Ce second tome de chroniques inédites révèle une fois de plus la passion avec laquelle l'auteur-animateur fait de nous les témoins privilégiés des derniers jours de Freddie Mercury, des fantasmes gothiques de Mylène Farmer, de la première projection du jeune Steven Spielberg, la tournée ratée de Johnny Hallyday, le squat new-yorkais de Debbie Harry, les débuts du duo Tom & Jerry alias Simon & Garfunkel, les fugues de Kurt Cobain...

    Michel Polnareff dit de lui qu'il est le seul capable d'écrire un beau sujet, Mark Knopfler l'invite à prendre le thé pour parler musique, Guillaume Musso le cite en couverture d'un de ses romans quand, chaque jour, 600 000 Belges l'écoutent sur Nostalgie.

  • Des points de vue variés et passionnants sur la stratégie et le rôle des médias dans notre société.

    Les médias sont partout au centre des débats et des controverses qui agitent nos sociétés. Muselés dans les dictatures qui ne disent pas leur nom – on parle de démocratures en Russie, Syrie, Turquie -, ils prennent dans nos démocraties des visages nouveaux et inquiétants. Tantôt contrôlés par le capitalisme industriel, tels en France Bolloré, Niel, Lagardère ou Arnault, tantôt incontrôlés ou incontrôlables, à l'image de ces sites dits d'information qui trouve dans la toile et les réseaux sociaux le tremplin idéal pour répandre leurs fake news et vérités dites alternatives. Miroirs déformants de notre époque, les médias n'en sont-ils pas plutôt les plus fidèles reflets ?

    À travers des analyses, des enquêtes, en France comme dans nombreux pays d'Europe, aux Etats-Unis ou en Turquie, cet ouvrage nous renseigne avec précision sur l'évolution sans précédent du monde de l'information. Il s'interroge sur le rôle des journalistes et sur la compétition entre différents médias dont l'instantanéité et l'absence de déontologie faussent irrémédiablement la perception du réel. Comment s'informer de façon complète et satisfaisante pour comprendre notre monde en luttant contre la désinformation, la propagande et la théorie du complot ? Voici quelques pistes !

  • Rupture technologique, phénomène économique et sociétal, la Blockchain est devenue en quelques années un terme familier, une promesse de futur transformé, une notion centrale. Adulée ou détestée, elle reste cependant mal comprise, car complexe et singulière. Pour autant, maîtriser cette innovation est devenu indispensable pour cerner les nouvelles règles du jeu de l'économie mondiale. C'est l'objet de cet ouvrage.

    Trop souvent réduite aux seules questions de confiance et de décentralisation, la Blockchain est ici restituée selon toute sa densité par une approche pluridisciplinaire : racontée dans son épaisseur historique, pédagogiquement décrite du point de vue technique, envisagée selon ses applications économique et financière, elle fait également l'objet d'une analyse philosophique destinée à en cerner la singularité.

    Les auteurs expliquent dans son intégralité une révolution qu'ils considèrent de l'ampleur de celle d'Internet. Ils donnent ainsi à tous les clés de compréhension et les leviers d'action stratégique face à ce new deal technologique, économique et social.

    Bloc par bloc.



  • Ce que la presse a appelé "l'histoire la plus intéressante de la décennie sur le plan humain" consistait en une personnalité mondialement connue, un kidnapping d'enfant en bas âge, un procès filmé en direct (une première), un assassin condamné à mort sans jamais avoir avoué son crime... mais surtout, en un véritable déluge d'informations non vérifiées, de rumeurs, une foule de correspondants et d'envoyés si spéciaux qu'ils n'existaient pas nécessairement.
    En mars 1932, le fils du célèbre aviateur Charles Lindbergh est enlevé puis assassiné. Quatre ans plus tard, à l'issue d'un procès contestable, Bruno Hauptmann est exécuté. Ce livre ne s'attarde pas sur les détails de ce qui est vite devenu "l'affaire du bébé Lindbergh" : il l'aborde comme un moment charnière de l'histoire des médias, où s'installent des méthodes sensationnalistes omniprésentes aujourd'hui. Roy Pinker est le nom de l'envoyé spécial que l'hebdomadaire Detective avait inventé dans les années 1930 pour couvrir l'affaire Lindbergh. il signe le travail d'un collectif d'universitaires rédigé par Paul Aron et Yoan Vérilhac, qui enseignent la littérature respectivement à Bruxelles et à Nîmes.

  • « Voice is the new killer app ! », s'est exclamé le vice-président d'un géant américain des télécoms alors que pleuvent les critiques contre le tout-écran et l'omniprésence des images. Notre époque semble avoir, sans s'en rendre compte, réhabilité la voix.

    Des assistants vocaux aux enceintes connectées, des podcasts aux notes vocales, l'ère numérique est moins digitale que jamais : plus le temps passe, plus nous parlons et moins nous touchons. Si la voix est aujourd'hui le médium naturel de l'être humain, elle sera demain ce par quoi l'humain rejoindra la technologie et la technologie l'humain, à rebours des fractures numériques et de la capture de l'attention. Selon Mathieu Gallet, la voix est investie d'un nouveau pouvoir, forte à la fois de sa dimension humaine et sensible

    mais aussi de son format numérique, l'audio, qui la répercute et l'amplifie tout autour de nous.

    C'est cet alliage si particulier qui redessine d'ores et déjà l'ère numérique ; une ère qui, paradoxalement, s'éloigne de ses origines - les doigts, l'écran tactile, l'écrit - pour tirer parti des formidables opportunités de la voix.

    Le futur est dans la voix, cet essai va vous en convaincre !

  • Est-il si compliqué de connaître la vérité? En cette ère de désinformation, de fake news, c'est le cas. Les réseaux sociaux peuvent propager des rumeurs et des faussetés à une vitesse inégalée sur des sujets aussi divers que l'aluminium dans les vaccins, les OGM, la place du plastique dans notre quotidien, le changement climatique, l'autisme et les pesticides, les sondages qui influencent le vote, l'empreinte carbone de nos animaux de compagnie ou les supposées vertus des oméga-3.

    Mais comment séparer le bon grain de l'ivraie et remettre les pendules à l'heure? En remontant aux sources de ces fake news tout en apportant les nuances indispensables, quitte à secouer les idées préconçues dans l'esprit de bien des gens... et de bien des journalistes.

  • À compter des années 2000, de plus en plus de médias, aux États-Unis puis ailleurs dans le monde, se sont dotés de rubriques ou chroniques dits de « fact-checking ». Ils se sont d'abord donné pour objectif de vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques dans la sphère médiatique. Puis, progressivement, ils ont étendu ce travail de décryptage minutieux à l'ensemble des informations suspectes véhiculées dans l'espace public, sur Internet et les réseaux sociaux : encouragés par les Gafam et tout particulièrement Facebook, ils produisent ce que l'on appelle du « debunking », de la démystification de rumeurs.
    Cet ouvrage décrypte également comment ces médias, ce faisant, ont cherché à valoriser une démarche journalistique particulièrement crédible, qui toutefois révèle, en creux, de nombreux manquements dans les pratiques professionnelles.
    À travers ce parcours au sein de l'histoire récente de la vérification dans les médias hexagonaux, c'est in fine la nécessité de promouvoir des contenus peut-être moins nombreux mais plus qualitatifs dans les rédactions, ainsi que la nécessité impérieuse d'une véritable politique d'éducation aux médias pour le grand public qui transparaît. Et l'exigence d'un fact-checking placé au coeur des stratégies éditoriales, seul à même de permettre aux journalistes de regagner la confiance des publics et aux entreprises de presse de valoriser leurs contenus.

    Laurent BIGOT est journaliste et maître de conférences à l'École publique de journalisme de Tours. Il y enseigne les genres journalistiques et y est responsable de l'ensemble des enseignements de presse écrite. Il est membre de l'équipe de recherche PRIM (Pratiques et Ressources de l'Information et des Médiations) de l'Université de Tours.

  • Depuis l'Histoire du livre et de l'imprimerie en Belgique publiée dans l'entre-deux-guerres par le Musée du Livre, aucun ouvrage de synthèse n'avait remis en perspective les grandes tendances de l'édition belge. L'ouvrage de Pascal Durand et Tanguy Habrand vient combler cette lacune en entrecroisant histoire de l'édition, histoire des idées et histoire des institutions de la vie littéraire et intellectuelle.
    La production du livre belge de langue française correspond à un marché restreint, tributaire de logiques qui lui sont propres - avec un poids particulier des industries graphiques - tout en étant soumis à la force d'attraction exercée par l'édition française sur les genres les plus prestigieux. Quelques-uns, tels Lacroix, éditeur de Hugo et De Coster dans les années 1860, ou Deman, éditeur de Verhaeren et Mallarmé, ont brièvement réussi à tirer leur épingle de ce jeu déséquilibré. Plus nombreux et significatifs sont ceux qui, de Casterman à Marabout, ont dégagé de durables ressources de créativité dans les domaines du livre religieux, de la bande dessinée, du livre pratique et du livre pour la jeunesse.
    En six chapitres de longueur croissante, c'est tout un paysage de livres et d'éditeurs qui se trouve reconstruit sous les yeux du lecteur, allant des premiers imprimeurs dans les territoires qui formeront la Belgique jusqu'aux processus de concentration éditoriale actuels, en passant par les industriels de la contrefaçon, les grands éditeurs de bande dessinée et les pionniers du livre de poche francophone. Sans oublier les maisons de taille souvent modeste qui, vouées au roman, à la poésie, au théâtre, à l'essai lettré, contribuent à la vie du livre comme vecteur de haute culture.

    Pascal DURAND est professeur ordinaire à l'Université de Liège, où il dirige le Centre d'Étude du Livre Contemporain. Spécialiste de Mallarmé et de la poésie moderne, il est aussi l'auteur d'ouvrages sur l'histoire de l'édition, les rapports presse/littérature et les figures contemporaines de l'orthodoxie politico-médiatique.
    Tanguy HABRAND est assistant au département Médias, Culture et Communication de l'Université de Liège et par ailleurs éditeur associé à la collection « Espace Nord »?; ses recherches et publications portent sur les stratégies éditoriales, les politiques du livre et l'édition indépendante.

  • La télévision va-t-elle disparaître ? La voici confrontée à la concurrence des fictions proposées sur Netflix, des vidéos dispo-nibles sur YouTube, des recommandations postées sur Facebook et des opinions diffusées sur Twitter. Pourtant, elle n'a jamais été aussi présente.


    Les plateformes et les réseaux sociaux qui transforment la société poussent la télévision à se réinventer. À l'ère de la révolu-tion numérique, l'enjeu est de taille : rester un média puissant et fédérateur, offrir des programmes originaux, variés et de quali-té, s'aventurer sur des terrains inédits, redéfinir son rapport avec ses publics.


    Balayant les idées reçues, Simone Harari Baulieu interroge l'importance d'un audiovisuel fort et en particulier d'un service public universel renouvelé, dans ses missions comme dans son financement, pour relever les défis contemporains. Elle rappelle l'importance des mass médias dans la vie quotidienne de chacun comme face aux grands enjeux collectifs. La télévision n'est plus ce petit écran poussiéreux qui trônait dans le salon. Aujourd'hui, elle s'exporte en ligne, sur smartphones et tablettes : elle est audacieuse, ambitieuse, conquérante.

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