Ink book

  • Sous le titre évocateur des Mille et une Nuits, sont réunis des contes dont les sources lointaines semblent d'origine hindo-persane pour la part la plus ancienne.
    Dès la fin du XIIe siècle on trouve mention, en Égypte, d'un ensemble de récits sous le titre, Elf laïla wa laïla. Son auteur, un mystérieux anonyme, y rend hommage à cette causerie du soir, la sammara bi-layl, où le verbe triomphe pour le plaisir des convives désireux de s'instruire et de se divertir. Dans le présent recueil est présenté un florilège de ces contes où les pages érotiques se mêlent aux savoureux tableaux réalistes des rues de Bagdad.
    Sous divers déguisements, le khalife Hâroun Al-Rachîd y flâne, à l'affût d'anecdotes dont il entraînera le dénouement...

  • Les deux soeurs

    Paul Bourget

    Lors d'un voyage à Ragatz, pour faire prendre les eaux curatives à sa fille, Madeleine Liébeau, épouse d'un célèbre chirurgien parisien, fait la rencontre du commandant Brissonnet, jeune héros des campagnes militaires africaines venu également prendre les eaux. Elle trouve cet homme sympathique, et décide de le présenter à sa soeur aînée Agathe, veuve de fraîche date. Mais... est-elle vraiment sincère dans son projet? Ne cherche-t-elle pas à faire entrer le beau commandant dans sa famille afin de le côtoyer plus aisément? Et ce M. Brissonnet, de qui tombera-t-il finalement amoureux, de l'épouse respectable, ou de la jeune veuve? Voilà un triangle amoureux poignant que nous offre Bourget.

  • L'auteur écrivit ce livre, qui devint un grand classique de la littérature amoureuse, pour sortir de prison. A cause de ce livre, il faillit y retourner... C'est ce que nous explique Guillaume Apollinaire, un amateur du genre, dans la longue introduction à ce livre, qui préface le roman lui-même. Fanny Hill est une description assez «précise»... de la vie de plaisir à Londres en 1740. Cette édition est complétée par six gravures commentées d'Hogarth, pendant pictural de cet écrit.

  • Oliver Twist

    Charles Dickens

    After a series of unhappy episodes, the orphaned Oliver Twist runs away to London. Here, he is thrust into the darkly comic world of Fagin, his apprentice the Artful Dodger and their gang of child thieves. Can Oliver escape from their clutches and discover his true history?

  • Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L´entraînant tour à tour dans son passé, son présent, et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s´il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

  • Résumer l'intrigue du roman, retorse à souhait, tout en rebondissements, en fausses pistes, disons tout de suite qu'il n'en est pas question ici. D'autant qu'il s'agit en fait de plusieurs intrigues follement emmêlées, que l'auteur contre toute attente parviendra à dénouer d'assez magistrale façon. Pour résumer à très gros fil : nous sommes dans le Londres des années 1840, et il n'est question que des frasques du marquis de Rio-Santo, dandy insolent dont la richesse paraît sans limite, qui subjugue l'aristocratie et règne sur les bas-fonds de la capitale, où l'on trafique, où l'on s'abrutit de mauvais gin, où l'on assassine à la demande pour quelques pennies. Il s'avère que malgré son nom, Rio-Santo est irlandais, voue une haine sans merci à l'Angleterre, et prépare en secret, à la tête d'une association de malfaiteurs au nom bien " févalesque " (les Gentilshommes de la Nuit) une révolution politique destinée à libérer l'Irlande (Féval n'est pas celte pour rien !).
    Pour parvenir à ses fins, Rio-Santo a projeté d'épouser une riche et belle héritière, Mary Trevor, laquelle est fiancée au sympathique Frank Perceval. L'on ne révélera pas comment ce dernier se voit tendre un piège par son rival, ni tout ce qui s'ensuit de chausse-trapes, de poursuites, de complots, d'assassinats. Des hommes du monde se conduisent comme d'immondes fripouilles, des malfrats se révèlent gens de grand coeur, et l'affreux Rio-Santo lui-même se découvrira sous les traits d'un ancien bagnard (mi-Vautrin mi-Jean Valjean), innocent du crime qu'on lui avait collé sur le dos, mais résolu pour se venger à pactiser avec le pire.
    L'auteur en profite pour régler quelques comptes avec l'Angleterre " coloniale " ; qui exploite la misère des siens afin d'inonder le monde des produits de son industrie conquérante, et soumet à son pouvoir indu la fière Écosse et la malheureuse Irlande. Mais s'il évoque aussi bien qu'Eugène Sue la vie sans espoir des crève-la-faim, il ajoute à sa vision " sociale " une dimension de mystère qui ne laisse pas d'étonner le lecteur d'aujourd'hui. Comme Wilkie Collins un peu plus tard, il a compris que la société victorienne (disons plutôt la société puritaine des possédants de l'époque, toutes nations confondues) ne parvenait à régner sans partage que parce qu'elle réussissait à cacher au monde - et à se cacher à elle-même - les turpitudes qui l'agitaient tout au fond. Nous ne voulons pas dire que Féval annonce Freud mais enfin, il soulève ici quelques jolis lièvres. Et d'abord celui-ci, qui n'a pas fini de courir : que la réalité n'est jamais entièrement contenue dans ce qu'on voit et que l'on peut décrire ; que le destin de chacun se joue dans l'ombre, dans ce qui ne peut être montré - dans ce qui ne peut être avoué. D'où la puissance quasi hallucinée de son récit, sur lequel plane de bout en bout un violent sentiment de menace ; d'où aussi cette vision profondément pessimiste du destin des hommes, qui l'apparenterait presque à un Barbey d'Aurevilly (et qui le situe, historiquement parlant, à l'opposé d'Eugène Sue). D'où, surtout, ce qu'on peut appeler sa " modernité " (alors que Sue, malgré ses vertus, a tout de même assez mal vieilli). Morand avait décidément raison : avec Les Mystères de Londres, c'est une porte obscure, qui s'ouvre sur tout un continent nouveau de la fiction - sur ce roman " noir " moderne où se trouveront plus tard projetés nos terreurs intimes, nos désirs inavouables et cette violence que l'Histoire, toujours et partout, s'avère incapable d'exorciser.

  • Prosper Bartomy est le caissier de M. André Fauvel, riche et honorable banquier de Paris. Le patron a toutes les considérations pour son employé, qu'il invite quotidiennement à sa table et qui est promis à sa nièce, la délicieuse madeleine. Une belle relation personnelle et professionnelle, en somme.
    Jusqu'au jour où 350 000 francs disparaissent de la caisse ! Chacun convaincu de son innocence et de la culpabilité de l'autre - eux seuls connaissaient du coffre et la clé, et le mot -, les deux hommes vont s'entredéchirer.
    Et au jeu des soupçons de la police, c'est le caissier qui sera emprisonné, et qui jurera de faire éclater la vérité pour laver son honneur ! Heureusement, il est rapidement aidé dans sa tâche par le curieux, perspicace et diablement efficace M. Verduret - avatar anonyme de l'enquêteur Lecoq !
    Le Dossier 113 est une enquête passionnante, qui traite à sa manière des secrets de famille, du mensonge et de l'amour.

  • Dans la banlieue de Melbourne, à Green Park, un vieil homme richissime est retrouvé sans vie chez lui. La police conclut à une mort naturelle et l'affaire est rapidement classée. Le témoignage d'une femme de chambre vient cependant tout bouleverser en incitant le détective privé Allan Dickson à reprendre les investigations. Elles le mèneront sur une piste fort surprenante... " Il n'y a dans tout un royaume qu'une façon d'instruire officiellement les affaires criminelles quand, à chacune d'elles, devrait au contraire correspondre un tour de main particulier inspiré de l'analyse de l'affaire elle-même. "

  • Recueil de quinze nouvelles mettant en scène des Dublinois de toutes conditions, des enfants qui font l'école buissonnière, des femmes de condition modeste qui rêvent au prince charmant, des petits employés de bureaux possédés par le démon de l'alcool, des banquiers, des musiciens... Quinze nouvelles porteuses de la représentation de la vie dans Dublin.



    Format professionnel électronique © Ink Book édition.








  • Dans la colonie pénitentiaire d'un pays indéterminé, un voyageur est appelé à assister à l'exécution d'un condamné. Celle-ci s'effectue à l'aide d'une machine hautement sophistiquée qui permet de torturer le mourant pendant douze heures tandis que les pointes acérées d'une herse lui inscrivent le motif de son supplice dans la chair comme autant de stylets sanglants et mortels.

    Comme une loyauté aveugle à la barbarie...




    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Imaginez-vous un matin au réveil. Vous vous apprêtez à vous lever, mais soudain vous constatez que votre corps s'est curieusement transformé : votre dos est recouvert d'une carapace ; à la place de vos bras et de vos jambes, de nombreuses pattes ont poussé ! Cette histoire vous semble grotesque, abracadabrante ? Telle est pourtant la terrible mésaventure qui arrive à Gregor Samsa, le héros de La Métamorphose...

    © Flammarion, Paris, 1999.
    Édition revue, 2014.
    Illustration : Laurent Rivelaygue © Flammarion VO : Die Verwandlung

  • Le Château

    Franz Kafka

    « - Dans quel village me suis-je égaré ? Y a-t-il donc ici un château ?
    - Mais oui, dit le jeune homme lentement, et quelques-uns des paysans hochèrent la tête, c'est le château de M. le Comte Westwest.
    - Il faut avoir une autorisation pour pouvoir passer la nuit ? demanda K. comme s'il cherchait à se convaincre qu'il n'avait pas rêvé ce qu'on lui avait dit.
    - Il faut avoir une autorisation, lui fut-il répondu, et le jeune homme, étendant le bras, demanda, comme pour railler K., à l'aubergiste et aux clients :
    - À moins qu'on ne puisse s'en passer ?... »

  • Le Procès

    Franz Kafka

    Comme un long cauchemar...un personnage sans nom k.
    Une arrestation sans motif. des juges inaccessibles. un avocat introuvable. des portes qui s'ouvrent sur des scènes interdites. un lent glissement des choses vers le néant, l'absurde. pour finir, une exécution inéluctable.

    Roman existentialiste avant la lettre, roman de l'angoisse, de la culpabilité pour les uns, roman manifeste, roman symbole de la montée du totalitarisme pour les autres : " le procès " résiste à toutes les interprétations ! signe évident d'une oeuvre majeure qui traite de la condition humaine dans ce qu'elle a de plus essentiel.

  • Orgueil et préjugés

    Jane Austen

    Pour les Anglaises du XIXe siècle, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n'ont pas pris une ride ! Mais il faut parfois savoir renoncer à son orgueil.
    Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit. Un classique universel, drôle et émouvant.

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