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  • De belles rencontres

    Alain Gaba

    - Quel moyen avons-nous pour lutter contre ces abus, dans nos quartiers ? Qu'en est-il de ce que l'on appelle le "social" ? Passé à la trappe par l'argent ? David a toujours apporté aux autres son savoir pédagogique, construit avec Célestin Freinet. De retour à Paris après avoir enseigné à La Réunion et Madagascar, il crée un centre de formation d'animateurs pour permettre aux jeunes en décrochage scolaire d'acquérir une formation et un travail. Bien que cela ne soit pas son milieu de prédilection, il s'est laissé emporter par le défi : aller à la rencontre de ces jeunes des banlieues, dont on a souvent des images très négatives et violentes. Il réussit ensuite à travailler avec les porteurs d'innovations et de nouvelles approches dans leur domaine : tels que Lainé, les frères Oury, Deligny, Augusto Boal, Jacquard, Debord et Vainegem... et d'autres encore, tous des personnalités qui ont apporté une respiration dans ce siècle, déjà perverti par l'argent. Et maintenant, pourquoi ne les connait-on pas ? Du moins, pourquoi leurs propositions sont-elles enfouies dans l'histoire ? Qui connaît ces personnages, dans le public et même dans des formations professionnelles ? Le travail, le soin, les handicaps, l'éducation populaire... n'ont pas résisté à la fougue capitaliste et à l'abandon de l'histoire ! De belles rencontres, le quatrième volume de la saga de David, évoque avec justesse les différentes méthodes de pédagogie pour les enfants en difficulté. Alain Gaba nous offre ici un témoignage essentiel de son temps, tout en nous transmettant son savoir et en luttant contre des idées reçues.

  • Brèves d'apothicaire

    Jean Daniau

    Connaissez-vous l´étendue de ce que portent notre monde et notre temps : ses problèmes, ses engouements, ses peurs, ses obsessions, ses incongruités, ses contradictions, ses folies, sa violence et sa cruauté ? Sans doute en avez-vous au moins une idée et sans doute les reconnaîtrez-vous en lisant ce recueil dont le contenu explore l´humour des pharmaciens, révèle la solution d´une énigme née dans une librairie, côtoie le combat d´ouvriers pour maintenir leur usine textile, accompagne les fantasmes d´un tagueur, ceux d´un collectionneur original ou d´un écrivain en quête d´un éditeur...

  • Le livre à écrire

    Constance Larsen

    Une famille nombreuse, deux parents, six enfants. À sa surface, des lézardes ordinaires : les tensions entre frères et soeurs, les préférences des parents... Dessous, des fractures qui menacent déjà de faire s´effondrer cet édifice, et ce sera les parents qui se séparent, les soeurs qui rompent toute attache, celle qui succombe à l´alcool. Et encore plus profondément, les précipices sur lesquels tiennent miraculeusement les êtres. Des êtres comme Marie, la soeur qui apparemment mordait la vie, mais que l´on retrouva suicidée, laissant derrière elle des indices vite censurés, seuls éléments qui permettraient de comprendre l´incompréhensible.

  • La laisse de mer

    Christine Pic-Gillard

    « La période d'écriture de ces nouvelles s'étale sur une quinzaine d'années. Elles forment un ensemble cohérent, même si chacune d'elle est une histoire différente et complète. Le fil conducteur qui relie ces histoires est la mort du fils de la protagoniste. Si le point de départ est bien réel - la mort dans la première nouvelle -, ...

  • Un homme se décide à aborder le personnage énigmatique qui arpente le trottoir près de chez lui, durant l´automne et l´hiver, perdu dans ses regrets et ses souvenirs d´enfance... Deux frères se décident à atteindre celle qu´on appelle l´île du diable, réputée pour sa pêche mais aussi pour ses sables mouvants... L´obsession d´un homme pour les chiens et les problèmes qu´ils peuvent causer tourne à la folie... Renversé par une voiture, un blessé va subir d´incroyables mésaventures... Privé d´oxygène, un cosmonaute vit ses derniers instants dans un délire mystique...

  • Entre mysticisme et théologie, cette nouvelle vous invitera à arpenter les voies sinueuses qui mènent à la toute-puissance et à la vérité. Histoire d´un jeune lycéen, paria de son établissement, et d´un camarade, qui deviennent les cibles d´un sort jeté depuis l´Argentine. Une quête pour le monde et avant tout pour se connaître eux-mêmes les attend.

  • Le temps s´est écoulé depuis les premières années d´une amitié passées à refaire le monde autour d´un café : aujourd´hui, Léo peine devant la page blanche ; Pierre espace ses visites au prétexte d´une surcharge de travail. La vie et le temps, les rencontres, les choix et les routes empruntées seront-ils plus forts que les liens étroits qui unissent ces jeunes hommes férus de littérature ? À moins que le danger ne soit ailleurs et que la folie rôde... Avec "Léo", deuxième tome de "L´Autre ami", Rolland Fillod poursuit l´exploration minutieuse des relations humaines entreprises dans "Pierre" avec un brio inchangé !

  • Cinq nouvelles qui peignent, à petites touches, la rencontre entre une femme et une île. Ce qui relie les textes entre eux, c´est un regard curieux, amoureux, et pourtant distancié sur une terre extraordinaire en ce qu´elle permet de mener des expériences intimes impossibles à vivre ailleurs : se terrer comme une tortue ; aimer sous le rouge des hibiscus ou dans l´urgence ; connaître la chaleur troublante d´un chien nu ; accepter l´éloignement de l´amant par respect.

  • Palerme, dans une Italie du futur. Rocco Billemi s'éveille, dans son lit, à côté d'un homme égorgé qu'il ne parvient pas à identifier. Il a le vague souvenir d'avoir passé la soirée en compagnie d'un beau garçon, Gabriele, mais ce cadavre sanguinolent ne lui ressemble pas. Alors, de qui peut-il bien s'agir ? Il se trouve pris dans l'engrenage d'une enquête judiciaire dont il est le principal suspect aux yeux de la police. Mais comment établir son innocence alors que toutes les preuves l'accablent ? Décrivant un état sécuritaire, fasciste et homophobe, les auteurs fustigent une certaine Italie - celle d'un Berlusconi, d'une Ligue du Nord - et, au-delà, mettent en garde contre les dérives de nos sociétés dites modernes. Ce roman inclassable, qui oscille entre plusieurs genres et thématiques: policier et anticipation, sociopolitique et (homo)sexualité, a rencontré, de par son originalité, un franc succès en Italie.

  • 1939, Saint-Jean-de-Luz. Marie débarque dans la vie tranquille de Catherine comme une tempête après une chaude journée d´été. Une petite sauvageonne, lunatique et déroutante, différente et intrigante. Celle qui deviendra sa soeur, sa meilleure amie : sa petite cousine, pourtant âgée d´un an de plus qu´elle, celle dont l´enfance n´avait pas été la sienne, mais l´avait rejointe, depuis l´autre côté de la Méditerranée. Alors qu´elle découvre avec son frère Raoul sa famille métropolitaine pour les vacances, la guerre éclate. En 1947, lorsque leurs parents se séparent, les enfants se retrouvent dans la famille de Catherine. Mais l´avenir réserve un nouveau départ, et Marie rejoindra sa terre natale pour suivre l´amour de sa vie. L´état d´urgence sera décrété, puis prolongé...

  • Le Botter hollandais Johanna pour un tour de France par les canaux, le vieux voilier Daphné pour une virée au Portugal, au Maroc et aux Canaries, l´ex-péniche De Vier Gebroeders, de la Friesland à Aigues Mortes : tous ces voyages maritimes sont destinés aux passionnés de la mer, ou à ceux qui souhaitent se jeter à l´eau...

  • Odeur de pomme

    Irfane Saleh

    Halabja, années 1970. La révolution kurde est en marche. Entouré d´une mère qui se tue au travail et d´un père handicapé qui rejette toute sa colère sur les siens, le jeune Irfan tente de grandir et surtout de se construire au sein de ce monde qu´il a souvent bien des difficultés à comprendre. Et si les accidents du quotidien semblent coller à la peau du garçon, de terribles événements vont bientôt venir bouleverser son existence tout entière...

  • Elles sont simples, les histoires que J.-R. Fournier relate. Humbles, comme celle de ce peintre inconnu, vivant sa passion dans l´anonymat. Émouvantes, comme celle de cet architecte affolé à l´idée de sa propre vieillesse. Mélancoliques, comme celle de ce voyage parisien ardemment désiré, cruellement annulé. Simples, mais pourtant pas simplistes. Car le tour de force de l´auteur consiste encore à hisser ses personnages à un niveau littéralement extra-ordinaire. C´est-à-dire à un degré plus intense, plus brillant, plus périlleux aussi. Ainsi de cette nouvelle qui retrace la carrière fulgurante d´un boxeur digne d´Icare. Ainsi de ces textes amoureux dans lesquels la passion apparaît à la fois comme salvatrice et destructrice. Ainsi de ces récits où la fascination des hommes se fait troublante, obsessionnelle, meurtrière.

  • Elles, jérusalem

    Thierry Leroy

      Jeune fille farouche et sensible, Diane ne s´en laisse pas conter. Pourquoi donc, malgré de vives réticences, se rend-elle à Jérusalem en compagnie de son amie Laurence ? Se doute-t-elle qu´elle y découvrira des femmes inattendues ? Peut-elle concevoir qu´au contact des pierres de la Ville sainte, elle trouvera une mémoire d´avenir ? Car elle va faire une rencontre bouleversante avec Marie-Madeleine, la disciple de Jésus dont le personnage fait encore aujourd´hui couler beaucoup d´encre. Aidée de son amie et d´un vieux prêtre, Diane devra percer les secrets de cette femme mystérieuse, troublante, triple et une. Et parcourir avec courage et obstination les ruelles de Jérusalem pour que se redessine sa géographie intime et spirituelle.

    Romancier biblique et voyageur, spécialiste des débuts de l´ère chrétienne, Thierry Leroy nous offre ici son premier roman contemporain. Un coup d´essai peut-être, mais un joli coup de maître, certainement. Plus qu´un roman théologique, c´est l´histoire d´une rencontre. C´est un monde nouveau qui s´offre. Mais s´agit-il d´un monde passé ou d´un monde à venir ? Le style accroche, les personnages féminins séduisent, l´exactitude théologique rassure, les idées éveillent. Sans temps morts mais avec des personnalités ciselées, des remises en question, des bouleversements de statu-quo, un roman qui saura vous tenir en haleine, vous surprendre, et pourquoi pas vous convaincre.

  • Après la Seconde guerre mondiale, les tabous ne disparurent pas. C´était l´époque où les filles mère étaient mises au ban de la société. Ces enfants nés de père considéré comme « inconnu » n´étaient reconnus par leur mère que longtemps après leur naissance, voire jamais. Philippe Duhamel fut l´un de ces enfants nés au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Il ne connut jamais son père et ne fut reconnu par sa mère qu´à l´âge de quatre ans au moment où celle-ci trouva un mari qui put donner un nom à son fils.

  • Deux voix se croisent à travers des époques différentes pour conter des histoires qui s'entremêlent, celles d'une abbaye trappiste cistercienne, Orval, et d'une source, objet de cultes païens, d'une déesse chasseresse celte, Arduinna et d'une jeune comtesse italienne intrépide, Mathilde de Toscane, d'un moine sulfureux confronté à une prophétie mystérieuse et controversée et à un livre codé à l'origine inconnue. Celle aussi d'une forteresse imprenable, Bouillon, et d'un comté, Chiny, à l'histoire riche et liée. Ces éléments viennent percuter Léon Magresse, qui tente de retrouver sa compagne disparue alors qu'elle effectuait des recherches sur les abbayes trappistes de Belgique. Ce roman historique mené sous forme d'intrigue évoque tout un pan d'histoire du Nord-Est de l'Europe mais également la période cruciale pour la chrétienté de la réforme grégorienne portée par le pape Grégoire VII contre l'empereur du Saint Empire romain germanique, appelée querelle des investitures. Il suit aussi Nostradamus dans ses recherches pour écrire ses prophéties appelées « Centuries» et interroge sur le lien de ce dernier avec Catherine de Médicis avec, en filigrane, le combat perpétuel entre le Diable et Dieu.

  • Sangs-mêlés

    Jean-Philippe Fresnoy

    « J'ai rêvé que mon fils, car c'est un garçon que je porte, me reprochait ses origines [...]. Puis il s'enveloppait dans un grand drap de lin blanc avant de s'allonger sur un gigantesque lit, le visage enfoui dans l'oreiller. Curieusement, la toile restait immaculée malgré la grande quantité de sang ; sa peau semblait avoir joué le rôle d'un puissant buvard périodique. Affolée, je me précipitais sur lui et le retournais sur le dos pour qu'il puisse respirer normalement, et découvrais, stupéfaite, que son visage était celui de... Tristan ! Il me regardait avec une infinie tristesse, et bien que ses lèvres restent closes, je l'entendais me supplier "Je t'en prie, petite Mère, ne m'impose pas ce retour car je ne supporterai pas une nouvelle épreuve. Je ne suis pas fait pour ce monde et m'y propulser relève de la plus haute cruauté, voire d'une impardonnable trahison. Ce qui m'attend, tu ne le souhaiterais pas à ton pire ennemi. Tu dois mettre un terme à ces infernales renaissances !" » Des parents aux enfants se transmettent plus que des gènes... D'une génération à l'autre se propagent aussi comme des malédictions, des secrets inavoués, des blessures impossibles à suturer... De Marion à Alexandre, et d'Alexandre à Marion, personnages maillés par les liens familiaux, c'est à une généalogie de la haine et de l'amour, du racisme et du rejet, de la faute et du rachat, que se prête le roman composé par J.-P. Fresnoy, qui signe ici une fresque puissante, traversée et maintenue par un discret souffle fantastique qui lui donne toute son identité.

  • La mère

    Jack Derain

    « Ce que je sais d'elle, je me le raconte à moi-même, ou aux autres. Mais ce que je ne sais pas ou ignore encore, reste un mystère dont la cupidité accentue ma rancoeur lorsque j'en viens à connaître de telles choses. Après tout, la vengeance n'est-elle pas une affaire d'amitié ? Une sorte de complicité dans la continuité. L'amour que porte une mère à son fils n'est pas forcément synonyme d'affection. Comme un couple qui se respecte, chacun en arrive à garder ses secrets. Pourtant je me demande à quel moment je l'ai humiliée, pour qu'elle en vienne à me discréditer de la sorte avec autrui ? Je voudrais bien le savoir ! Je n'ai pas souvenir, durant toute ma vie, lui avoir fait un tel affront. Ni même l'offenser ou l'offusquer dans mes propos pendant l'adolescence ou à l'âge adulte... » Disparue, Geneviève n'en occupe pas moins une place de plus en plus importante dans le roman composé par J. Derain. Sortant peu à peu de l'ombre, dépouillée de ses non-dits, elle émerge peu à peu dans toute sa complexité de femme, d'amante, d'entrepreneuse et de mère, et s'impose comme une figure paradoxale, avec laquelle ne cesse de négocier Félix, son fils d'une cinquantaine d'années soudainement confronté à ses secrets. OEuvre au style dense et étouffé, et à la temporalité resserrée, La Mère compose dans le même temps un portrait de femme et le récit d'une relation filiale tantôt puissante, tantôt fragile, en quête d'apaisement.

  • Rattrapé par son passé

    Ketty Jeannot

    « Le jour des résultats trimestriels, il sort de l'école et surgit en hurlant dans le bureau de Marc avec ses bulletins scolaires, il a rapporté de bonnes notes. Devant les employés le petit garçon sort d'un sac plastique une canne à sucre pour l'offrir à Marc, sa façon à lui de témoigner sa reconnaissance. Marc est ému. Alors qu'il voudrait l'adopter légalement, il s'en abstient, car les enfants des paysans sont une source de revenu pour les parents, ce sont eux qui travaillent et ramènent à manger à la famille. Les parents ont de l'autorité sur les enfants à cause de ce dicton haïtien qui dit : "Si Maman ne décidait pas de mettre au monde des enfants, aucun n'aurait eu la prétention de vivre, de penser, de rêver dans ce monde ; c'est important de dire merci au quotidien à la mère qui vous a portés en son sein." » Médecin pour une ONG à Haïti, Marc Chevalier ne s'attendait pas à voir sa vie totalement chamboulée par Dominique, un garçon de sept ans, qui se présenta un jour pour devenir sa femme de ménage. N'écoutant que son grand coeur, le docteur décida de s'occuper de lui comme un père le ferait, allant jusqu'à l'adopter officiellement. Dans Rattrapé par son passé, Ketty Jeannot nous entraîne avec sa fougue habituelle, dans la vie de Dominique et de sa nouvelle famille, depuis son adoption à son arrivée en France. L'auteure n'en oublie pas non plus d'évoquer des sujets graves et complexes toujours d'actualité tels que le travail des enfants, la situation en Haïti, le problème de l'aide humanitaire ou encore la situation politique en France. Un livre profondément humain qui ne vous laissera pas indifférent.

  • « La vie est faite de pages. Sur chaque page s'écrit un nouveau jour. Sur toutes les pages, reste éveillé ce cirque que représente la vie sur scène de tous ces artistes, hommes et femmes, effectuant un tour. Les pages se tournent en même temps que le cirque tourne ; pour donner vie aux idées, aux rêves, aux projets. » « Quelle est la meilleure société ? Celle d'un système capitaliste ou communiste ? » Vous aurez les réponses à ces questions, et à bien d'autres encore, en lisant le recueil de Jean-Baptiste Paquy. Si ces dix nouvelles se déroulent dans des univers oniriques, peuplées d'éléments fantastiques, l'auteur n'en oublie pas, pourtant, d'évoquer, avec pudeur et sensibilité des sujets sérieux et philosophiques qui nous concernent tous. Préparez-vous à découvrir un Homme-lion, des machines à remonter le temps, l'Atlantide ou encore le Petit Prince.

  • « Drôle d'animal que ce Rutherford. Je parle là d'un homme et non des moindres. C'est une espèce de bestiau à visage épaté dont la langue fournie se promène d'un côté et de l'autre du visage, en quête de nourriture. Lorsqu'il en trouve, il lape, il avale, il dévore. » La vie de Rutherford est le premier tome de la trilogie de L'Homme commun. Dans ce roman satirique mené d'une main de maître par Claude Badami, la critique s'exprime à travers le portrait haut en couleur de son personnage principal, Rutherford, individu bestial, chargé de préjugés, conformiste. La satire s'élargira jusqu'à l'expression de la vérité humaine. La quête du bonheur de notre héros l'amènera à adopter une merveilleuse petite fille, qui chamboulera complètement sa vie. Un grand roman.

  • La traque

    Ketty Jeannot

    « Qu'est-ce qu'on peut faire ? Travailler au noir comporte trop de risques, comment va-t-on faire pour répondre à nos besoins ? C'est du gaspillage d'énergie et de temps. Se faire passer pour des cons en se soumettant volontairement au système esclavagiste. On a passé deux mois sans être rémunérés, si on continue comme ça à travailler au noir sans couverture sociale, on va très vite se retrouver à la rue. » 2006, la politique du gouvernement UMP a entraîné un retrait des titres de séjour des étudiants étrangers. La majorité d'entre eux devient des clandestins. Ce sera le début d'une recherche incessante pour trouver des moyens de subsistance : entre travail au noir dans le bâtiment, prostitution ou se faire appel à de multiples associations, le quotidien de ces jeunes gens se transformera en véritable combat pour survivre. C'est dans ces conditions que Jamal, étudiant zimbabwéen, rencontrera Sandra, une Française de 50 ans. Dans son dernier roman, Ketty Jeannot s'attaque à un sujet épineux : le sort des étudiants étrangers en France. Le ton aiguisé, vif et incisif de l'auteure nous immerge dans une réalité sensible mais si peu connue. Un ouvrage plus politique et actuel que les précédents mais qu'il est nécessaire de lire !

  • Vintage

    Claude Mouligne

    « Hélas ! Le bonheur est éphémère et la guerre sonnait à nouveau la fin de la récréation. » Avec Vintage, Claude Mouligné remet au goût du jour ses souvenirs. Au travers de ses nouvelles autobiographiques, l'auteur nous fait revivre les années mouvementées d'avant et après-guerre. Nous découvrons avec délice la rencontre de ses parents, l'enrôlement de son père pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi ses souvenirs d'écoliers, notamment pendant la classe de Monsieur Barut, puis ses études de médecine et le choix de sa spécialisation, pour finir par sa rencontre avec son grand amour, Marie. Si Claude Mouligné excelle pour coucher sur le papier ses souvenirs personnels, il possède également un talent certain pour créer un personnage de femme forte, Natacha. Entre fiction et réalité, l'auteur nous transporte dans un univers fait de nostalgie et de tendresse.

  • « France nageait dans un bonheur indicible dans son nouveau foyer en Bretagne. Pour elle, c'était un rêve merveilleux duquel elle avait toujours peur de se réveiller. Marie et Jean ne savaient plus quoi faire pour contenter la petite. Mais ils se demandaient surtout comment pouvoir procéder à une adoption légale de l'enfant. » Évelyne Hajal Diacal a vécu de nombreuses années en Afrique équatoriale, où ses occupations furent multiples : contribution à des oeuvres sociales, participation à des émissions télévisées d'activité manuelle, enseignement de la danse académique... Revenue en France, elle s'adonne à l'écriture et nous propose ici son premier roman, Le bonheur a un prix, dont l'action se situe en Afrique et en France. Des péripéties multiples s'y succèdent : enlèvement, difficultés pour adopter, dangers de la vie moderne... Avec Évelyne Hajal Diacal, découvrez le destin de France dont la vie est bouleversée à chaque fois qu'elle est heureuse, comme si le bonheur exigeait sa contrepartie de malheur. Trouvera-t-elle finalement la paix ?

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