Société des écrivains

  • Soléna d'hier et d'aujourd'hui À travers le regard et les souvenirs de famille d'une jeune fille d'aujourd'hui, l'auteur nous retrace l'histoire et le destin de Soléna, esclave sous les Tropiques en l'an 1800. Restituant ainsi, dans un contexte historique, les espoirs et le combat d'hommes et de femmes résolument déterminés à conquérir leur liberté et celle de leur descendance, il nous mène sur les traces d'une période sombre de notre histoire... En voyageant entre les Antilles et la Métropole, la nouvelle génération envisage positivement l'avenir, gardant en mémoire le courage de ses ancêtres. "Le jour se lève à nouveau" Léna a disparu... à la suite de son enterrement. ­Qu'est-il advenu de son corps ? Le Capitaine Frantz Karmon, le Commandant CD et son équipe se mobilisent pour élucider cette étrange et sordide affaire.

  • « Les préjugés ont toujours le dessus sur la beauté, sur la grandeur. Et si aujourd'hui vous mettez tant d'acharnement à écrire sur le surnommé Milan, c'est autant pour honorer la mémoire d'une belle âme que pour renverser (sans illusion d'y parvenir) cette vigueur préjudicielle chez tant d'êtres intelligents. Vous saviez dès le début que ce qui vous avait rapprochés, vous et lui, allait devoir un jour vous séparer. Jamais, au grand jamais, la durée ne se présenta à vos yeux ni aux siens comme une option viable... » Rémi C., alias Milan, étudiant solaire, fascinant, libre. Mais aussi jeune homme ombrageux, écorché... Un être double, qui touche tour à tour aux arts et à la physique. Une figure bifrons, autour de laquelle tourne la narration, tout en effleurements et évocations, d'Éléa, qui fut son professeur, son amante, son amie. Et cette dualité de se propager à l'entièreté du roman, Franca Doura composant, à travers les couples Milan-Éléa et Milan-Rosie, un portrait ambivalent de la passion amoureuse, qui peut se faire aussi légère que destructrice, aussi lumineuse que mortifère, aussi généreuse que terrible.

  • Qui est Man Tina ? Que lui est-il arrivé pour paraître si sombre aux yeux de tous aujourd'hui ? À travers sa rencontre avec le Capitaine Karmon qui cherche à élucider le mystère autour de l'étrange disparition de Léna, le visage de Man Tina se dévoile sous un nouveau jour. De la Martinique contemporaine, dont elle semble si détachée, à la Guadeloupe, en passant par l'Hexagone ou encore la Colombie, Tina nous fait voyager, remonter le temps, levant ainsi le voile sur une vie pleine de rebondissements, traversant une époque tumultueuse faite de révolutions en marche et de bouleversements des sociétés. "Et si tout recommençait...?" dresse le portrait d'un personnage de l'histoire "Le jour se lève à nouveau", précédente nouvelle de l'auteur parue avec un second récit, "Soléna d'hier et d'aujourd'hui".

  • Dans la salle fumeur des bureaux belges de la TED, une compagnie de livraison de courriers internationale, Louis et Alain discutent régulièrement des destinations de ce dernier, qui profite de son temps de loisir pour voyager. Comme il a un accès direct à l´état des transports de presque tous les pays du monde, par sa fonction, Louis est en mesure de renseigner Alain sur les derniers événements se déroulant en Russie, car l´employé compte s´y rendre ce week-end pour une exposition exceptionnelle. Au même moment, à Moscou, Vladimir et Victor apportent les dernières touches nécessaires au bon fonctionnement du coup qu´ils mettent sur pied depuis plus d´un an. Un roman policier bien ficelé qui propose au lecteur de suivre en parallèle l´évolution de l´enquête et le destin des braqueurs. L´auteur de cette passionnante aventure propose également un voyage touristique bien documenté, et l´on découvre avec plaisir Moscou, Bruxelles et Strasbourg entre autres. Une prose coulée, sans faille, et un brin d´humour apportent une dernière touche de qualité à ce livre complet qu´on lit d´une traite, sans même s´en rendre compte. Une réussite.

  • « Il existe d'innombrables quêtes du père, de non moins innombrables cultes de l'image du père, et des travaux très exégètes sur le souvenir du père... je vais apporter ma petite pierre à l'édifice : j'entreprends aujourd'hui d'écrire le roman qui va faire de mon père disparu le personnage qu'il mérite. Je ne cherche pas à connaître la vérité, je serai contrainte d'inventer car tous ceux qui le connurent ont disparu, seul Javier, son frère aîné, s'il vit encore, ce dont je doute, pourrait témoigner de choses vraies, et alors je pourrais enjamber les ponts entre les époques, choisir et ordonner les faits pour établir une vérité, biaisée mais plausible. » Successivement berger, évadé de France, prisonnier des franquistes, marin, ouvrier... Amant, mari, accessoirement père de famille... disparu de la circulation un beau jour de 1982... de la France à l'Argentine, via l'Espagne et l'Indochine, Pablo Guttiérez constitue une véritable énigme. Marie Guttiérez et son compagnon, Daniel Cordon, mènent une enquête qui les conduit du Pays Basque en Argentine à la recherche de cet homme insaisissable. Une véritable quête où l'on retrouve le goût de l'auteur pour le roman choral.

  • « Un écrivain a plein d'idées dans la tête et un jour cela prend forme, mais sans se canaliser, au contraire, cela vient tout seul, parfois la nuit en dormant, parfois lorsque l'on conduit seul en voiture et qu'on laisse vagabonder son esprit, ses pensées. Si une idée vient, on sourit à soi-même. » Invité à Radio Culture, Albert de La Gartempe présente sa dernière oeuvre à travers la lecture de divers extraits relatant les péripéties fantasmagoriques d'artistes jumeaux. En répondant aux questions des auditeurs, l'auteur échange avec ses potentiels lecteurs et leur révèle quelques secrets des fascinantes coulisses de l'écriture d'un livre. Il y dévoile les raisons de ses choix, allant des prénoms de ses personnages à ses sources d'inspirations. Cet ouvrage est un voyage intemporel qui met en valeur le symbolisme, la mystérieuse magie de la jeunesse, l'art, la continuité de l'amitié et la joie de vivre. De plus, l'auteur parvient, avec talent, à montrer la richesse du lien qui peut unir un écrivain, soucieux d'offrir rêve et plaisir, à ses lecteurs avides d'échanges.

  • « Son père, qui avait toujours représenté à ses yeux l'exemple à suivre, le modèle d'homme parfait à la moralité sans faille, venait de chuter violemment de son piédestal. » À 59 ans, James Saint Clear, photographe et reporter depuis peu à la retraite, coulait des jours heureux à Fontvieille, dans son "Petit Mas" au pied des Alpilles, en compagnie de ses animaux. Quelques mois après le décès de son père, il retourna à Paris pour s'occuper de la vente de l'appartement familial. Après avoir flâné au coeur de la capitale et savouré des souvenirs d'antan, il commença à faire le tri dans le mobilier parental. À sa grande surprise, il découvrit en vidant le "bureau américain" que son papa affectionnait tant un tiroir caché... Une véritable boîte de Pandore renfermant plusieurs terribles secrets. À quel point son quotidien en sera-t-il bouleversé ? Comment réagira-t-il ? En arrivera-t-il à bout ? James vous emmènera de Paris à Athènes, puis dans les Cyclades à travers des sites paradisiaques. Offrant un magnifique voyage temporel et géographique, Jérôme Adam décrit avec justesse le poids des secrets et la manière étonnante dont une vie, paisible, solitaire et bien réglée, peut basculer dans une spirale inattendue et chaleureuse.

  • « Denis en veut plus, il s'imagine continuer à boire les paroles qui sortent de ces lèvres charnues. Il sent son univers basculer. Il poursuit la recherche d'images. Sur une photo, il lui paraît que Pablo lui crie "viens, viens". Il porte son habit de lumière bleu roi et or, il vient de triompher dans l'arène, dans chaque main il a une oreille de taureau, il baisse un peu la tête, la rectitude parfaite de son nez et ses dents blanches font penser à Denis que les anges peuvent avoir la peau mate et les mains souillées de sang. Comment un être si délicat peut-il être un matador ? » Force, virilité, machisme... autant de « qualités » attendues dans certains sports masculins. Et peut-être encore plus dans certains, tels que la corrida ou le hockey sur glace. Deux mondes codifiés, associés à la violence et à la mort, qui célèbrent la puissance masculine. Deux univers dont Denis et Pablo sont, depuis l'enfance, les étoiles montantes... mais qu'ils vont devoir défier en affirmant leur amour. Roman qui part à l'assaut des stéréotypes qui gangrènent le sport et plus largement les esprits, et qui plaide pour la tolérance et l'acceptation de la différence, « Papa j'aime un homme » conjugue réflexions sur notre société et engagement au fil du récit d'un amour évident et invincible qui, de la vieille Europe au Nouveau Monde, brise toutes les convenances.

  • « Ces combats quotidiens l'épuisaient et il se demanda combien de temps encore il allait pouvoir supporter un calvaire qui ne cesserait qu'avec l'arrivée des prochains congés. De plus, il savait qu'en rentrant chez lui, il n'avait plus personne à qui parler, plus personne à qui il pourrait confier ses tourments. Il trouva cela très dur les premiers temps, puis il s'habitua peu à peu à rester seul avec lui-même dans le silence de son appartement vide. La routine reprit ses droits et les mois passèrent, tous pareils, rythmés par les cent kilomètres de route, les journées interminables et les nuits sans sommeil pendant lesquelles il revivait en pensée les instants les plus marquants que ses adorables élèves lui avaient fait endurer dans la cruauté innocente qui était la leur. L'année scolaire se termina comme elle avait commencé, c'est-à-dire mal, les élèves devenant de plus en plus insupportables à la perspective des vacances toutes proches. Chaque soir, en rentrant, il se disait qu'il allait tout envoyer promener et quitter ce métier infernal. » Entre Maxime, professeur fraîchement célibataire, et le monde, un écart se creuse irrésistiblement, fatalement... et il ne cessera de s'élargir, de s'approfondir, à mesure que ses relations humaines s'avéreront toujours insatisfaisantes, toujours décevantes. Une béance de laquelle naîtront une nausée du monde, un dégoût des hommes, mais aussi la violence... OEuvre au noir qui sonde l'âme résignée et abattue d'un homme qui n'en peut plus de ses semblables, le roman de P. Gaillard tend par la même occasion à la société un miroir dérangeant, voire terrible.

  • « La route que j´entreprends ce jour est volontaire et non sacrificielle. Il s´agit d´opérer un choix. Entre Croix et Transfiguration, je choisis cette dernière, qui est notre aboutissement, car la croix est dans mon quotidien et la transfiguration est ma finalité. De rues en rues, je cherche mon chemin en direction des Contamines. Je flâne un peu, regarde les vitrines de sport ou les librairies. Heureusement, aux Houches, on est déjà à mille mètres d´altitude. Je dois cependant monter jusque 1 600 mètres environ, pour redescendre ensuite. Le pays est beau et offre des vues sur la chaîne des Aravis. De la rue de l´Église, je continue en direction de la rue des Essarts. Je monte dans la forêt entre le Nant Jorland et le ruisseau des Chavants. J´atteins la côte de 1 600 mètres pour redescendre vers la vallée des Contamines. Commencer la journée en montant de 600 mètres, j´ai déjà connu cette épreuve en quittant le Puy-en-Velay. Il faut beaucoup boire. Cette fois, je dispose d´une paire de gourdes. Assis sur une souche, je contemple le paysage environnant lorsque mon regard est attiré par une agitation curieuse semblable au jeu de deux jeunes chats sauvages. »

  • Urgentiste du SAMU, Vincent se donne corps et âme à son métier, fidèle à sa devise "soigner et pas juger" Avec plus de force et de rage encore depuis que l´ami de toujours Moisché a été tué. Passionné de médecine et habité par le serment d´Hippocrate, son respect du secret médical est mis à mal le jour où deux inspecteurs des services généraux lui rendent une visite... Le récit est musclé tout comme l´armée de Tsahal à laquelle Vincent appartient et l´écriture rythme un roman d´action énergique et viril dont les rebondissements cachent en fait une histoire d´amitié et de fraternité peu commune. C´est une sorte de spleen qui enrobe le lecteur tout au long des péripéties digne d´un excellent polar jusqu´à l´électrochoc final.

  • Gilles est un jeune pied-noir qui vit avec sa famille en Algérie au tournant des années 60, à Souk-Ahras plus exactement, une petite ville de l´Est algérien, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière tunisienne. Alors que cette guerre qui ne dit pas encore son nom commence à échauffer les esprits, il tombe amoureux d´Elizabeth, une jeune française. Mais de violents affrontements contraignent la famille à quitter leur pays et rejoindre la métropole à contrecoeur. De nombreux obstacles se dressent devant la nouvelle vie de Gilles qui doit attendre de longs mois avant d´obtenir une affectation d´enseignant à Lyon, tandis qu´Elizabeth le quitte pour un autre. Mais la vie continue et d´autres rencontres, déterminantes, auront lieu... Racontée avec beaucoup de pudeur et d´élégance, d´une écriture alerte et pleine de charme, cette histoire nostalgique et lumineuse nous touche par son réalisme, son humour, sa mélancolie : on ressent en effet toute la tendresse de l´auteur pour sa terre natale dans ce roman qui brasse la grande Histoire avec la petite et nous offre le récit d´une destinée contrariée en même temps que le portrait d´un pays, l´Algérie, que l´auteur porte au coeur.

  • Trois femmes, Nina, Lily et Léa, trois nouvelles, trois histoires de romantisme, d´érotisme ou d´amour. Nina part en vacances aux Antilles rejoindre un ami dont elle est secrètement amoureuse... Le temps d´un après-midi Lily devient modèle pour un photographe très particulier... Léa adopte systématiquement le sport que pratique son amant afin de mieux l´attacher à elle. Ces femmes livrent leur récit à leurs amies, se confient, se conseillent ou se consolent mutuellement. Trois histoires hors du commun et résolument contemporaines, qui illustrent la réalité des vies amoureuses des femmes au XXIe siècle: libres, décomplexées, indépendantes, elles doivent malgré tout faire face à des relations entre hommes et femmes qui deviennent de plus en plus complexes et déroutantes. Le lecteur accompagne ces trois femmes dans leurs espoirs, leurs déceptions, leurs questionnements sur leur vie amoureuse et érotique. Annie Cluzel signe ici une véritable ode à la féminité, écrite dans un style immédiat et énergique, comme une conversation entre amies que l´on aurait épiée à travers une porte.

  • Comment, vivant à Madrid en 1936, Paco s'est-il retrouvé en Belgique en 1939 ? Fils de républicain espagnol, il doit fuir l'Espagne au moment de la guerre civile, alors qu'il a à peine dix ans. Avant de quitter son pays, il passe pratiquement trois ans dans ce qu'on appelle alors las colonias. Comme bon nombre d'enfants, il est envoyé avec ses soeurs au début de la guerre dans ces « lieux de vacances » afin de les protéger des bombardements et des atrocités d'un conflit armé qui s'annonce avec force... Francisco Rejas a aujourd'hui quatre-vingt-cinq ans. Il en avait sept lorsqu'il fut séparé de ses parents... Il s'est confié à sa fille, dévoilant son incroyable parcours de niño de guerra. À travers ce témoignage poignant, grande et petite histoire s'entremêlent. Celle d'une famille, celle de l'Espagne entière. Celle de la guerre, de l'exil, du déracinement, mais aussi des retrouvailles. Une page de vie saisissante pour un indispensable devoir de mémoire.

  • Mimine, une chatte d´âge respectable, nous griffe en quelques bonds le parcours de son existence et nous livre les quelques réflexions qui lui viennent à l´esprit après avoir observé le comportement des félins et des humains de son entourage. Ses multiples observations la portent à s´indigner, à formuler des jugements parfois tranchés. Ne faut-il pas appeler un chat un chat plutôt que se plier à l´usage abusif de l´euphémisme ou de la langue de bois? Si ce chat ne garde pas la langue dans sa poche, c´est sous la plume de son maître, Roland Chartier, qu´il nous raconte ses aventures. Truffé d´anecdotes qui parleront à tous les amoureux des félins, ce témoignage d´une vie et d´un quartier offre à chacun une nouvelle perspective, pétrie de fantaisie et d´humour: un regard neuf sur les genres animal et humain. Qui a dit qu´un chat noir portait malheur?

  • « Dans mon premier roman, j'imaginais la création d'un centre sanitaire qui serait dirigé par une infirmière avec la visite d'un médecin deux fois par semaine. Le minimum quoi ! Je revois encore cette terrasse avec de vieux bancs en guise de salle d'attente, ces mères accouchant dans un cadre nettement plus aseptisé qu'une case de concession, ces enfants soulagés voire sauvés... et autour de ma petite maison médicale, il y aurait un jardin potager cultivé par un groupe de femmes et d'hommes et dont le produit permettrait de nourrir tant de bouches affamées. Est-ce vraiment irréalisable ? » L'Afrique, ce que l'on s'imagine à son sujet, ce que l'on ignore... C'est pour réduire cet écart et prendre le pouls de la population burkinabè que Val Duvernais s'est rendue sur place. Un face-à-face déstabilisant, émouvant, étonnant, parfois désarmant qu'elle relate dans « Le Chagrin du Sahel », récit où se côtoient joies et larmes, émerveillement et inquiétudes, rires et préoccupations... Où se dévoilent encore les coutumes, la beauté et les attentes d'hommes et de femmes qui affrontent le dénuement. Autant de visions que nous transmet avec force et émotions l'auteur à travers un texte humaniste qui interpelle avec intelligence.

  • « J'aimerais partager avec vous mon expérience, vous les passionnés de chiens de race et les nouveaux venus dans le merveilleux monde canin. Je réponds à plusieurs demandes tous les jours, au téléphone, via Internet, aux expositions canines et dans mon milieu. J'ai toujours pensé qu'il y avait une pénurie évidente d'outils à consulter pour qui veut devenir un "bon" éleveur. Les questions que l'on nous pose sont souvent de base, mais portent souvent sur les étapes de l'élevage canin. Alors voici pourquoi j'ai décidé de partager avec vous mes connaissances acquises tout au long de mon parcours d'éleveur canin. Cela vous permettra d'avoir un livre de référence afin d'y puiser quelques idées, conseils, exemples et même quelques anecdotes... »
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  • Début du siècle dernier... Au sein d'un hameau, Marie assiste, démunie, au vide qui se creuse entre son père et sa mère après que celle-ci ait mystérieusement gardé le lit pendant plusieurs jours, mais aussi au curieux ballet de cette dernière qui grimpe seule dans le grenier, un panier dans les bras... Plombée par le non-dit, la vie va ainsi dans cette région rurale, le temps semblant sceller les secrets. Il suffira pourtant d'une pichenette du destin pour que tout soit révélé... Victime d'un accident, son père Maurice ne pourra ainsi pas empêcher sa fille de chercher la source des curieux bruits qui se font entendre, de découvrir ce qui se dissimule derrière cette porte qui lui est interdite depuis longues années... Une révélation à en perdre le souffle, potentiellement dévastatrice pour la famille, mais face à laquelle Marie réagira déjà avec ce caractère féminin déterminé, courageux et compatissant qui la distinguera à jamais... Prenant pour cadre la Dordogne de la première moitié du XXe siècle, se déroulant jusqu'aux lendemains de la guerre de 39-45, A l'ombre du grenier a le souffle des sagas rurales où s'entrelacent grande et petite histoire, amour et haine, violences et misère, courages et mesquineries des hommes. Nous immergeant dans l'âpreté des campagnes françaises pour ne plus véritablement nous relâcher, l'écriture de Mireille Dalissier atteste de cette rare faculté de captiver que seuls possèdent les littérateurs inspirés.

  • 2006, dans les Alpes de Haute-Provence. Une femme revient dans son village natal, décidée à faire la lumière sur le Père Fustier qui l´aurait guérie miraculeusement cinquante-quatre ans plus tôt avant de mourir. Un copain d´enfance qu´elle avait perdu de vue va lui raconter l´histoire du guérisseur et de son sacrifice... Chronique de la Provence des années cinquante, "La Jaunisse noire" témoigne d´une époque et de ses croyances au sein d´un pays réfractaire au progrès et au modernisme. S´inspirant d´un fait divers, Raymond Aldeguer nous livre sur fond d´évocation historique des tranches de vie authentiques, nourries de mystères et de secrets de famille.

  • « À cent mètres derrière lui, un grand loup gris, à peine visible entre deux arbres, fixait Luca. Son regard perçant et son imposante stature auraient fait peur à n´importe qui, ce loup était bien plus grand que n´importe quel loup et sa beauté imposait le respect. Leurs regards se croisèrent et pendant quelques secondes Luca eut la sensation que ce loup magnifique le jaugeait, le testait, il eut la sensation que ce loup le connaissait. Luca n´avait pas peur, au contraire un bien-être s´installa en lui, une chaleur lui traversa la poitrine, le ventre, une émotion intense le fît trembler, puis, en un éclair le loup disparut. »

  • « Dans un beau quartier, assez bourgeois, la belle architecture d´un lycée était en parfaite harmonie avec son environnement, paisible en ce début de mois de juillet. À l´intérieur du bâtiment, c´était l´effervescence. Dans la cour, de jeunes lycéens criaient, exprimaient des sentiments divers. Le long des panneaux d´affichage, certains pleuraient, d´autres riaient, d´autres encore baissaient la tête, déçus, cherchant à cacher leurs émotions. C´était le résultat du bac. »

  • « Laure se regarda dans la glace. Elle soupira en pensant à tout ce qui s´était passé depuis un an. Sa vie avait basculé le 7 juin. Le radiologue lui avait annoncé, avec le plus de ménagements possible, que des zones d´ombre apparaissaient sur l´image de son sein gauche et qu´il faudrait sans doute approfondir l´examen. "Rassurez-vous, avait-il dit, même si la biopsie révèle des cellules malignes, on est à un stade précoce et ça se soignera très bien." Elle était rentrée chez elle désolée. »

  • Suite au décès d´une personne chère, Mélanie part enseigner en Chine. Petit à petit, elle accède aux échelons supérieurs de l´institut où elle travaille et fait la connaissance de David Polyphémus Sorenson, professeur de grec classique. Une idylle se noue et, pendant quelque temps, Mélanie est la plus heureuse des femmes. Pourtant, à son retour d´un voyage en France, elle découvre que son poste lui a été retiré suite aux habiles manigances d´une collègue assoiffée de pouvoir. Les ennuis vont commencer à assombrir la vie de Mélanie... Cette subtile chronique chinoise d´un amour contrarié, servie par une écriture vivante et maîtrisée analyse cette propension que nous avons tous à répéter nos erreurs, nos errements ou nos attentes. Mais Mélanie est une femme qui se bat contre tous les enfermements dont elle peut être la victime, schémas imposés par les autres et pas nous-mêmes, et dont il est si difficile de déjouer le retour systémique. Car c´est finalement de liberté dont nous parle ce beau roman d´Amélie de la Musardière.

  • Claire a définitivement tiré un trait sur son amitié avec Margot, sans regrets ni états d´âme car en même temps que cette amie, c´est la Communauté qu´elle quitte. Cette confrérie aux pratiques et moeurs douteuses qui l´ont trop longtemps plongée dans des expériences troubles. Mais la vie d´une soeur l´oblige à faire volte-face accompagnée de son époux. à deux ils ne seront pas de trop pour jouer sur l´échiquier de la vie et de la mort. Replonger dans un passé sulfureux n´est pas sans risques et c´est à un jeu sensuel, voire érotique que nous invite l´auteur pour arrondir les scènes d´angoisse et de suspens très fort. L´antagonisme entre le bien et le mal est omniprésent et c´est avec brio que l´auteur nous fait toucher du doigt que rien n´est jamais acquis... sauf le plaisir de la lecture ! Et ce roman le prouve avec force.

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